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Périphéries (série)

La République, série Périphéries, 2006. Tirage lambda contrecollé sur aluminium, 137/165 cm © Mohamed Bourouissa, Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration

La République, série Périphéries, 2006. Tirage lambda contrecollé sur aluminium, 137/165 cm © Mohamed Bourouissa, Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration


Collection du musée

Le Reflet : 2008 Série Périphéries Tirage lambda contrecollé sur aluminium 140 x 225 cm
Périphérique : 2007 Série Périphéries Tirage lambda contrecollé sur aluminium 80 x 120 cm
Le Hall : 2007 Série Périphéries Tirage lambda contrecollé sur aluminium 120 x 160 cm
La République : 2006 Série Périphéries Tirage lambda contrecollé sur aluminium 137x165cm
Le Miroir : 2006 Série Périphéries Tirage lambda contrecollé sur aluminium 120x90cm
 

Né à Blida (Algérie) en1978, il vit et travaille à Paris.


Dans la série Périphéries, Mohamed Bourouissa fixe des instants de vie dans les quartiers de La Courneuve, de Pantin, de Clichy-sous-Bois, d’Argenteuil, du Mirail à Toulouse, tout en s’attaquant aux stéréotypes liés à la banlieue. «Comme je viens d’une cité, dit l’artiste, c’est une manière de penser que je connais, mais mon travail porte davantage sur le pouvoir et les rapports de force. J’essaie de composer des images et de réfléchir à la représentation et aux stéréotypes. Je suis un passionné de la profondeur de champ. (...) Je ne suis pas un militant, ce que je cherche, c’est l’art » (Mohamed Bourouissa cité par Brigitte Ollier, in « Visions périphériques », Libération, 4 nov. 2008).

Nourri par les maîtres de la peinture, tels Géricault, Delacroix, Le Caravage ou Piero della Francesca, et ceux de la photographie comme Jeff Wall, il bouscule les codes, joue avec les styles, distord les liens entre fiction et réalité et élabore des images qui, tout en s’apparentant au documentaire, investissent la sphère artistique. Ces clichés qui semblent avoir été pris sur le vif sont, en réalité, l’aboutissement de mises en scène s’appuyant sur des notes et des croquis dessinés au préalable. Dans cette construction extrêmement précise où tout est parfaitement maîtrisé (repérages, casting, éclairage...), l’artiste donne cependant sa chance au hasard, espère l’inattendu.
L’artiste capte cet instant précis de tension, juste avant que la situation ne bascule : entre sourde violence, trouble et beauté plastique.  


Œuvre présentée dans l'exposition J'ai deux amours (16 novembre 2011 - 24 juin 2012)

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