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Trampolin 1 2 3 4 5

Trampolin 1 2 3 4 5, Shen Yuan. Photo Hervé Véronèse © ADAGP, Paris 2011

Trampolin 1 2 3 4 5, 2004 Installation housses en patchwork, plastique et coton. 200 x 200 x 50 cm Vue de l'oeuvre , "Elles@Centrepompidou", Centre Pompidou, Paris 2009 Courtesy de l'artiste & kamel mennour, Paris Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration, CNHI © Shen Yuan. Photo Hervé Véronèse © ADAGP, Paris 2011


Collection du musée

Trampolin 1 2 3 4 5. 2004. Installation - housses en patchwork, plastique et coton 200x200x50cm


 

Née à Xianyou (Chine) en 1959, elle vit et travaille à Paris.


L’installation Trampolin 1 2 3 4 5 se compose de cinq trampolines reproduisant en patchwork la carte des Chinatown du monde que l’artiste découvre au fil de ses propres errances. Apparaissent ainsi les plans des quartiers chinois de Paris, Londres, Liverpool, San Francisco et New York.

Cette œuvre est née d’une expérience très personnelle. «Dans chaque pays où je vais, précise l’artiste, mon voyage commence par une visite du Chinatown local. C’est une sorte d’habitude. Parfois j’oublie de le faire, mais il arrive que les personnes avec lesquelles je me trouve le remarquent, me rappelant que je suis chinoise. (...) Ainsi, mon installation fait référence aux Chinatown : il s’agit de cinq lits avec des couvertures en coton réalisées à partir d’un patchwork de tissus traditionnels chinois. Les éléments de cette composition sont, en réalité, des cartes des Chinatown des principales villes européennes. Puis j’ai placé ces couvertures sur des matelas gonflables de deux mètres sur deux. Une fois installés dans la salle d’exposition, ils deviennent un jeu pour les enfants qui peuvent sauter dessus. L’exposition est toujours un moment de sociabilité entre adultes, je voudrais inviter les enfants à y participer» (Shen Yuan, in Ovunque andiamo, Wherever we go, catalogue d’exposition, Milano, Spazio Oberdan, Milan, 5 continents Éditions SRL, 2006, p. 277).  

L'artiste

Shen Yuan a étudié la peinture traditionnelle chinoise et participé aux mouvements d’avant-garde des années 1980. En 1990, elle quitte son pays et s’installe à Paris. Son œuvre est intimement liée à son expérience de l’exil et à sa trajectoire d’immigrée chinoise en Europe. La brisure du déracinement, la barrière de la langue, l’épreuve de la perte, mais aussi les enrichissements d’une vie en mouvement sont autant d’éléments constitutifs de sa création et nourrissent une réflexion qui s’ouvre au transculturel.

 


Œuvre présentée dans l'exposition J'ai deux amours (16 novembre 2011 - 24 juin 2012)

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