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Go No Go, Les Frontières de l’Europe 1988-2002

Go No Go, Les Frontières de l'Europe 1998-2002. Ad Van Denderen

Go No Go, Les Frontières de l'Europe 1998-2002. Frontière de Ceuta, enclave espagnole au Maroc, 2001. Tirage argentique noir et blanc sur papier baryté 60 x 80 cm. Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration, CNHI © Ad Van Denderen / Agence Vu'


Collection du musée

Go No Go, Les Frontières de l’Europe 1988-2002. 11 tirages argentiques noir et blanc sur papier baryté 60 x 80 cm

Il est né à Zeist (Pays-Bas) en 1943. Il vit et travaille à Amsterdam.


À la croisée de l’art et du reportage, Ad van Denderen explore et documente le monde contemporain à travers des projets qui l’ont mené de son pays natal, la Hollande, vers d’autres territoires comme l’Afrique du Sud ou le Moyen-Orient.

Durant quatorze ans, Ad van Denderen photographie les frontières de l’espace Schengen et les migrants à la recherche d’une vie meilleure en Europe. Marcher des jours pour traverser la frontière albanaise et rejoindre Athènes, débarquer illégalement sur les côtes espagnoles à Tarifa ou à Punta Paloma, chercher à travailler, survivre clandestinement et surtout attendre dans les rues, les pensions, les camps de réfugiés. Autant d’étapes que le photographe enregistre. Vivant quelques jours ou quelques mois aux côtés de ces migrants, il documente leur quotidien, avec la distance sensible du noir et blanc et un cadrage intimiste. En parallèle des circuits et filières de l’immigration clandestine, il présente les mécanismes inverses de la régulation policière et judiciaire.
En 2003, Ad van Denderen publie l’ouvrage Go No Go, Les Frontières de l’Europe. Dans ce photo-essai, il intègre des témoignages des migrants, en transit continuel. Au fil des images prises par Ad van Denderen, s’ébauchent leur quotidien, suspendus dans l’attente et la clandestinité. «J’ai essayé de capter un tant soit peu cette société de l’ombre dans laquelle des gens font tout ce qu’ils peuvent pour survivre, et où la honte, la fierté et la dignité jouent un rôle essentiel. Je voulais donner un visage à ceux qui autrement seraient restés anonymes».  


Œuvre présentée dans l'exposition J'ai deux amours (16 novembre 2011 - 24 juin 2011)

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