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"Le racisme tue"

Illustration anonyme pour une affiche produite en 1974 par un collectif de mouvements et d’organes de presse de gauche

Illustration anonyme pour une affiche produite en 1974 par un collectif de mouvements et d’organes de presse de gauche © Musée national de l’histoire et des cultures de l’immigration

Illustration anonyme pour une affiche produite en 1974 par un collectif de mouvements et d’organes de presse de gauche : Politique Hebdo, Témoignage Chrétien, Rouge, PSU, Vie Nouvelle, Révolution, CERES, AMR, Lutte Ouvrière, Révolution Afrique, GRS… © Musée national de l’histoire et des cultures de l’immigration


Collection du musée


Pendant les Trente Glorieuses, l’immigré émerge comme une nouvelle figure sociale, homme à tout faire de la croissance. Un travailleur qui est censé repartir. L’écart se creuse avec la classe ouvrière française qui accède au confort de masse. Dans l’opinion, l’indifférence l’emporte. L’immigré doit se montrer utile, mais demeurer invisible. La décolonisation pèse aussi sur les représentations. La guerre d’Algérie a laissé des traces ; l’Algérien apparaît comme une figure négative de l’immigré, méprisé et suspecté. Une minorité de Français choisit la solidarité, révoltée par les conditions faites aux étrangers et le retour des violences racistes au début des années 1970.

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