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Odyssée moderne. Voyage avec les migrants clandestins du Sahara à la Grande Bleue, 2001-2004

Photographies de Sarah Caron

Odysée moderne. Voyage avec les migrants clandestins du Sahara à la Grande bleue, 2001-2004. Photographies de Sarah Caron

Michak et Paul (24 et 25 ans) tous deux Nigérians, attirés par une vision idéalisée de l’Europe ont quitté Lagos depuis un mois. Ils ont traversé les frontières du Cameroun et du Niger en bus. Ici à Agadez au Niger où les réseaux clandestins commencent, ils se préparent solennellement pour leur première traversée du désert.  Odysée moderne. Voyage avec les migrants clandestins du Sahara à la Grande bleue, 2001-2004. Photographies de Sarah Caron © Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration


Collection du musée

Série intitulée Odyssée Moderne, publié en 2004 par les éditions Images en Manœuvre.

Née à Aix-en-Provence


Sarah Caron photojournaliste indépendante est née à Aix-en-Provence, elle vit à Paris lorsqu’elle ne parcoure pas le monde.

Après des études de Lettres et de Civilisation Étrangère Sarah Caron réside quelque temps à Cuba. Nous sommes en 1994 en pleine crise économique qui pousse des milliers de cubains à quitter l’île sur des radeaux de fortune. Elle réalise alors ses premières photographies d’actualité qui seront diffusées par l’agence Gamma. Cet événement sera le point de départ de sa carrière de photojournaliste.

Depuis elle n’a cessé de voyager et de travailler pour la presse française et étrangère. Paris Match, Géo, VSD, New York Time Magazine, ELLE, Le Monde, Stern, Der Spiegel, Newsweek, Time font régulièrement appel à elle. Au traitement immédiat de l’événement elle préfère les sujets au long cours. 

 En 2000, elle est lauréate de la Master Class du World Press Photo consacrée au thème du travail. Elle réalise un sujet sur les immigrés clandestins venus d'Afrique sub-saharienne employés comme ouvriers agricoles dans les serres au sud de l'Espagne. A leur contact, elle mesure les difficultés rencontrées pour arriver jusqu’en Europe et décide de parcourir le chemin à leur côté. Elle effectue un premier voyage au Niger, mais faute de financement ne peut les accompagner jusqu’au bout. En 2002, elle gagne la bourse du festival Chronique Nomades qui lui permet de reprendre ce projet et de suivre ces migrants sur "les routes de l’espoir", depuis Agadez jusqu’à la côte marocaine. Pour rester libre de ses mouvements, elle décide de ne pas s’attacher à l’un d’entre eux en particulier mais préfère suivre la communauté francophone plutôt qu’anglophone. Ce voyage est une forme de voyage initiatique, qui peut prendre jusqu’à sept ans. Les moyens conditionnent la durée des étapes. Il faut souvent travailler pour pouvoir aller plus loin et payer le passeur ou le bateau. Les femmes, voyageuses plus rares, paient souvent de leur corps. Tous n’ont pas le courage d’aller jusqu’au bout et préfèrent parfois s’installer. Ils créent alors des lieux d’accueil pour les migrants de passage.

Ce récit de voyage intitulé Odyssée Moderne, est publié en 2004 par les éditions Images en Manœuvre. Les 4 photographies présentées ici, s’attardent sur les étapes majeures du voyage et montrent le passage de frontière par voie terrestre plutôt que maritime.


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