Participation de l’immigration à la vie locale
La participation des populations immigrées à la vie locale se présente sous différentes formes. Les associations sont souvent des espaces où les immigrés peuvent s’impliquer dans diverses activités. Elles améliorent leurs conditions de vie, favorisent la visibilité de leur présence et la reconnaissance de leurs cultures. Elles sont enfin des lieux de politisation pour des sujets locaux ou internationaux.
Legende
Série photographique : Communauté des Tamouls Sri Lankais en France. Photographie prise le soir de la finale de la coupe du monde de football, le 12 juillet 1998, après la victoire de l'équipe de France, Jean-Michel Delage. Collection Musée national de l’histoire de l’immigration, Inv. 2007.063.004
Credit
© Jean-Michel Delage
La semaine de l’immigré en Belgique
Chronique, Hommes & Migrations Documents, n° 811, 1971
Plusieurs initiatives d’intégration des immigrés à la vie politique sont réalisées en Belgique. L’immigration belge est plus dense, plus localisée et plus européenne que celle de la France. Ces initiatives sont présentées non pas à titre de comparaison systématique mais plutôt à titre d’intérêt et d’information.
Tissu associatif et relations intercommunautaires
Rémi Junker, Hommes & Migrations, n° 1181, 1994
Les associations de Sarcelles assurent des services d’intérêt général, favorisent les échanges entre habitants et développent le sentiment d’appartenance à une communauté locale. L’action des associations à référence « ethnique » ou confessionnelle, très présentes sur le terrain, participe, elle aussi, de cette dynamique.
Du local au national
Catherine Neveu, Hommes & Migrations, n° 1192, 1995, pp. 13-15
La logique principale de l’action locale en matière d’intégration est-elle globale ou locale ? Doit-elle cibler des groupes particuliers et des mises en œuvre par des institutions spécifiques ? L’article compare deux démarches de participation locale, celle qui émane du territoire, de ses forces et de ses faiblisses, et celle qui organise les politiques locales autour d’un projet commun.
L’engagement citoyen des Marocains de l’étranger
Thomas Lacroix, Hommes & Migrations, n° 1256, 2005, pp. 89-102.
Depuis les années 1960, l’évolution des pratiques citoyennes des Marocains de l’étranger est marquée par des engagements associatifs et syndicaux au sein des sociétés d’immigration. On observe un changement des échelles d’action dans la société d’origine marquée par le passage du politique vers l’infra-politique et du national vers le trans-local. Si les émigrés interviennent de plus en plus sur la scène locale marocaine, cette implication s’appuie le plus souvent sur une mise en réseau international.
La participation des Tamouls à la vie politique française : entretien avec Stéphane Gatignon, maire de Sevran et conseiller régional d’Île-de-France
Anthony Goreau-Ponceaud, Hommes & Migrations, n° 1291, 2011, pp. 22-24.
La communauté tamoule du Sri Lanka, forte de près de 30 000 personnes exilées en Seine-Saint-Denis, s’est intégrée à la vie politique locale, notamment à travers le parti Europe Écologie. Les Tamouls sont aussi très présents dans la vie quotidienne à travers le suivi de la scolarisation des enfants et une participation à l’économie de quartier.
Femmes de culture musulmane et participation politique : en France et en Grande-Bretagne
Khursheed Wadia, Hommes & Migrations, n° 1299, 2012, pp. 24-31.
Perçues comme peu éduquées et cantonnées au foyer, les femmes sont doublement exclues des discours publics essentiellement portés par des hommes, en tant que femmes et musulmanes. Si leur intérêt pour la politique est peu interrogé, leur capacité d’engagement démontre dans les faits un profond attachement pour la chose publique.
La population turque dans le 10e arrondissement de Paris : Entretien avec Rémi Féraud, maire du 10e arrondissement de Paris depuis 2008
Gaye Petek, Marie Poinsot, Hommes & Migrations, n° 1312, 2015, pp. 114–118.
À partir des années 1960, les Turcs s’installent dans le 10e arrondissement de Paris pour y vivre, travailler et y socialiser, à tel point que le quartier est appelé « la petite Turquie ». Cette immigration, d’abord constituée d’exilés politiques puis de migrants économiques au tournant du XXIe siècle, transforme le quartier avec de nombreux commerces turcs et les liens communautaires qui s’y développent. Malgré tout, les Turcs s’impliquent davantage dans les débats et l’actualité de leur pays natal que dans la vie politique parisienne.
La mobilisation politique des femmes mexicaines à Paris
Legende
Couverture : Ghazel, Urgent, 1997-2007, affiche, 100x162,5 cm. Musée national de l’histoire de l’immigration, inv. 2007.40.1. © MNHI/EPPPD, Ghazel/ADAGP, Paris, 2020.
Larisa Lara-Guerrero, Hommes & Migrations, n° 1331, 2020, pp. 85-91.
Les femmes mexicaines développent à Paris des projets qui expriment leur créativité et leurs revendications politiques. Les initiatives artistiques, les mouvements communautaires et de solidarité et les associations non gouvernementales favorisent la mobilisation d’une identité transnationale. Elle prend ses distances par rapport aux normes et organisations politiques largement dominées par les hommes, au Mexique comme en France.