La haine du migrant


Par
Alexis Nuselovici Professeur de littérature, université d’Aix-Marseille, chaire " Exil et migrations ", Collège d’études mondiales (FMSH, Paris).
Rubrique
Au musée : littérature

La haine innerve et corrode les représentations contemporaines de l’exil. Elle est partout dans l’actualité des sociétés européennes confrontées à l’arrivée de ces autres dont l’altérité même est construite pour susciter la défiance des populations. Cette haine qui modifie les visages de l’accueil en masque de rejet constitue un thème majeur de la littérature contemporaine. Son traitement littéraire, de Mohammed Mbougar Sarr à Gaël Faye, en passant par Gwenapelle Aubry ou Nathacha Appanah permet d’appréhender la formation d’une poétique de l’exil qui questionne les fondements éthiques de l’humanité.

Article issu de

Persona grata

Expériences migratoires et territoires

N°1323 octobre-décembre 2018