La place de l’art contemporain à la Cité

Entretien avec Jacques Toubon, président du conseil d’orientation de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration


Par
Isabelle Renard Chargée de mission pour la collection d’art contemporain du Musée de l’histoire et des cultures de l’immigration, CNHI et Marie Poinsot Rédactrice en chef de la revue
Rubrique
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H&M : Dans quel contexte avez-vous mis en place les collections du mu­sée d’histoire et des cultures de l’immigration ?

Jacques Toubon : En 2007, avec l’ouverture de son exposition permanente “Repères”, la Cité nationale de l’histoire de l’immigration a tenté de proposer une forme muséale originale, à la croisée du musée d’histoire, du musée de société et du musée d’art. Dès le départ, les collections ont abordé ensemble le passé, le présent et le futur de l’immigration. La Cité se situe à l’intersection du temps historique et de l’espace de la société contemporaine. Faire connaître et reconnaître l’histoire de l’immigration pour changer le regard sur l’immigration nécessite de conjuguer trois approches. L’approche historique, avec des sources contextualisées par les historiens les plus compétents ; l’approche anthropologique, constituée par des témoignages individuels ou familiaux, des dons d’objets ou de documents, et l’approche artistique, avec des œuvres majeures des dernières décennies qui composent une collection d’art contemporain singulière. C’est une partie de cette collection d’art contemporain que l’exposition J’ai deux amours présente de novembre 2011 à juin 2012.

Article issu de

L'immigration dans les musées

Une comparaison internationale

N°1293 septembre-octobre 2011