La route des réfugiés est-elle une voie sans issue ?


Par
Isabelle Lendrevie Avocate au Barreau de Seine-Saint-Denis, docteure en droit, membre de l’association Avocats pour la défense des droits des étrangers (ADDE 1), de l’Institut international de droit d’expression et d’inspiration française (Idef 2) et de la commission « droits fondamentaux » de l’Association des juristes franco-colombiens (AJFC 3).
Rubrique
Article de dossier/point sur

La question de la migration intéresse tout le monde aujourd’hui, les États, les instances internationales, les citoyens et les médias. Dans un monde globalisé où l’on assiste à la multiplication des conflits intra-étatiques et à une hausse des flux migratoires, il y a des migrations spontanées (estudiantines, économiques et culturelles) mais également forcées.

Il était important que des avocats soutenus par la commission Asile du Barreau de la Seine-Saint-Denis – département français particulièrement touché par ces questions migratoires et transculturelles – puissent dialoguer et débattre avec d’autres acteurs du monde juridique (magistrats, universitaires et chercheurs), mais également avec des acteurs politiques, des universitaires d’autres disciplines (science politique, sociologie, anthropologie…) et des membres de la société civile (président d’ONG…), qu’ils viennent de France, d’autres pays européens (comme ici les Pays-Bas) ou d’autres rives du pourtour méditerranéen (ici la Tunisie et l’Égypte).

Le colloque international et pluridisciplinaire qui avait été organisé en janvier 2018 sur le même thème que ce numéro de la revue Hommes & Migrations (« La route des réfugiés est-elle une voie sans issue ? ») visait à comprendre pourquoi, depuis 2015, les réfugiés ne pouvaient plus choisir leur route et leur pays d’installation, et pourquoi il y avait une crise de l’accueil et du droit plutôt qu’une « crise des réfugiés » au sein de cet espace européen si divers et de l’espace euro-méditerranéen.

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[1] Avocats pour la défense des droits des étrangers (ADDE) est une association française qui regroupe plus de 400 avocats français, spécialisés en droit des étrangers et souvent en droit d’asile, sur tout le territoire national.

[2] L’Institut international de droit d’expression et d’inspiration française (Idef) et l’Association égyptienne des juristes francophones (AEJF) ont organisé, au siège de la ligue des États arabes au Caire en avril 2019, un colloque international sur les migrations : publication à venir en 2020.

[3] L’Association des juristes franco-colombiens (AJFC), dont le président est l’avocat Manuel Bosque, organisera une conférence sur « Les migrations : le cas colombien » le 27 février ou le 5 mars 2020 à la Maison de l’avocat et du droit de Bobigny et, en avril 2020, en Colombie, un colloque sur les migrations.

Article issu de

Les réfugiés dans l'impasse

Refuge, portfolio de Bruno Fert

N°1328 janvier-mars 2020