La victoire de Yannick Noah à Roland-Garros

Ou le rêve déçu d'une icône antiraciste


Par
Stéphane Mourlane maître de conférences en histoire contemporaine à l’université d’Aix-Marseille, UMR 7303 TELEMME et Philippe Tétart maître de conférences en histoire contemporaine à l’université du Maine, VIPS - EA4636
Rubrique
Article de dossier/point sur

Le 5 juin 1983, la victoire de Yannick Noah à Roland-Garros fait la joie de la France entière. En pleine crise économique et sociale, confronté à la fois à la récession et à la montée du racisme que dénoncent les enfants d’immigrés, le pays s’est trouvé une icône. Si l’embrasement médiatique fait de Noah le nouveau visage d’une société réconciliée avec elle-même, le joueur lui-même paraît réticent à endosser le symbole. Une manière d’échapper aux assignations identitaires qui surdéterminent son exploit sportif.

Article issu de

1983, le tournant médiatique

N°1313 janvier-mars 2016