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Musée d’Art Contemporain Africain Al Maaden (MACAAL)

Présentation du musée


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Au musée

Le Musée d’Art Contemporain Africain Al Maaden (MACAAL) de Marrakech est un musée d’art contemporain indépendant à but non lucratif dédié à la création contemporaine africaine. Inauguré en novembre 2016 à l’occasion de la COP 22, ce musée est le dernier né d’une série de programmes culturels initiés par la Fondation Alliances, association à but non lucratif du groupe immobilier Alliances qui depuis 2009 œuvre pour l’inclusion sociale, l’accessibilité à l’art et le rayonnement de l’art contemporain africain.

Le projet est né de la volonté d’un couple de mécènes et collectionneurs, Farida et Alami Lazraq, et de celle de leur fils Othman, directeur de la Fondation Alliances et président du MACAAL. Férus d’art moderne et contemporain et fervents défenseur de la démocratisation de l’art, ils pensent le musée comme un lieu de rencontre entre toutes les disciplines, un lieu de création et de dialogue entre les œuvres, les artistes et les publics. À cette image, le MACAAL engage une réflexion inclusive des publics les plus larges possibles, dans la diffusion de la création artistique du continent et de ses diasporas. En proposant un programme d’expositions et de médiation adapté aux réalités locales et en invitant les communautés à participer à l’écriture de son histoire, le Musée donne voix et espace à une scène créative bigarrée, riche d’inspirations culturelles multiples. Tout en questionnant les modèles dominant l’écosystème artistique international, le MACAAL rend centrale la question de la transmission dans la mise en œuvre de son projet scientifique et culturel.

Le MACAAL est riche d’une collection de plus de 2 000 œuvres d’art moderne et contemporain marocain et africain. Débutée il y a près de 40 ans, elle est représentative de toutes les expressions artistiques contemporaines du continent, avec une forte proportion de peintures que viennent compléter dessins, sérigraphies, sculptures, photographies, vidéos et installations, médiums de plus en plus présents au sein de la collection au fil des années. Désireux de partager celle-ci, le Musée prête chaque année ses œuvres à des institutions telles que le Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain (Rabat), l’Institut du monde arabe (Paris), la Fondation Alserkal (Dubaï) et le MiSK Art Institute (Riyad).

Les expositions du MACAAL mêlent commandes d’artistes locaux et internationaux, prêts et œuvres issues de sa collection autour de thématiques d’actualité. Depuis son ouverture, dix expositions ont été présentées et plébiscitées par la scène artistique et culturelle mondiale. Chacune d’elle a contribué à ancrer le Maroc dans la production artistique de son continent, à favoriser l’interaction des productions artistiques des différentes régions d’Afrique et à leur donner une visibilité internationale depuis l’Afrique. Parmi les plus renommées, Africa Is No Island (2018), Material Insanity (2019), New Waves (2019) et HAVE YOU SEEN A HORIZON LATELY? (2020). Les espaces du Musée, très modulables, sont transformés en fonction des besoins de chaque accrochage et des scénographies immersives sont spécifiquement conçues pour impliquer les visiteurs. Outre un service de médiation à l’écoute de ses publics, les possibilités d’interaction déployées (scénographie, moyens humains, signalétique adaptée, ateliers pédagogiques) aident à l’appropriation des contenus des expositions.

Au-delà de son rôle de présentation et de valorisation de l’art contemporain africain, le MACAAL est pensé comme un lieu de vie alliant culture, esthétique, loisirs, détente et art de vivre. Il propose ainsi une programmation culturelle autour de ses expositions tout autant que de l’actualité culturelle au sens large pour toucher et contenter toutes les audiences. En plus des visites guidées, visites scolaires et conférences, le MACAAL a développé des programmes innovants tels que les Couscous & Art, les workshops artistiques du MACAAL Lab, le MACAAL Ciné-club, mais aussi des séries de concerts en plein air, des performances et des événements festifs pluridisciplinaires. S’inscrivant dans une démarche orientée vers une recherche de mixité et vers des actions favorisant la cohésion sociale, il déploie des dispositifs pour faciliter son accessibilité tels que des tarifs d’entrée raisonnables et des journées portes ouvertes, et collabore régulièrement avec les associations locales.

En complément de cette offre culturelle, le MACAAL propose depuis 2020 une programmation en ligne gratuite, le MACAAL Online, qui conjugue visites virtuelles de ses expositions, performances artistiques en direct live, conversations en direct avec artistes, commissaires et critiques d’art (MACAAL webinaires) et journaux visuels produits par des artistes et professionnels du secteur (MACAAL take overs).

Enfin, le Musée a lancé en janvier 2020 la première édition du MACAAL Bootcamp, un programme de formation intensive destiné aux jeunes professionnels du monde de l’art en Afrique, comprenant une série de workshops, master class et travaux en équipe encadrés par des professionnels du secteur reconnus.

Le MACAAL se déploie également hors de ses murs, à la rencontre de nouveaux territoires et publics. Appréhendant son action sociale et culturelle dans un esprit de réseau et de partenariat, il développe et cultive ses interactions avec les institutions culturelles et artistiques nationales comme internationales. À l’échelle locale, le Musée travaille en étroite collaboration avec la Fondation Montrésor, le musée YVES SAINT LAURENT Marrakech, l’Institut français, l’espace culturel LE 18 Marrakech et la Fondation Dar Bellary, entre autres, et s’associe aux manifestations clés de Marrakech telles que le festival de musique Oasis, le festival Epic Yoga et la foire d’art contemporain africain 1-45 Marrakech. À l’international, son expertise est régulièrement sollicitée : Art Dubaï, BIENALSUR, Dakar, Biennale de la photographie de Bamako, Documenta. Il conçoit aussi à l’international des expositions spécifiques en collaboration avec des partenaires et accompagne les itinérances de ses expositions.

Article issu de

Ce qui s'oublie et ce qui reste

Dossier : Diasporas africaines et créativité

N°1332 janvier-mars 2021


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