Poétique de l’impasse. Découverte de la ville et écriture de soi


Par
Nicolas Treiber Docteur en littérature, Cielam, université Aix-Marseille.
Rubrique
Au musée : littérature

Les représentations négatives de la ville occidentale traversent l’histoire de la littérature. La découverte de l’hostilité du monde urbain constitue ainsi un motif récurrent de l’expérience migratoire. Un commun effroi devant l’indifférence et la solitude semble relier les voyageurs européens du tournant du XXe siècle aux migrants afro-antillais venus achever leurs études à Paris durant les années 1950. Des témoignages des auteurs aux trajectoires de leurs personnages, le traitement littéraire de la ville s’appuie sur les impasses qu’il érige en mobilisant les ressources poétiques de leur franchissement.

Article issu de

Persona grata

Expériences migratoires et territoires

N°1323 octobre-décembre 2018