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Une cage de rouille et d’or

Heloisa Taméz, le mur et les luttes contre la militarisation de la région frontalière américano-mexicaine


Par
Josselyn Guillarmou journaliste indépendant et chercheur associé à la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques (Montréal)
Rubrique
Article de dossier/point sur

Dans le lieu-dit d’El Calaboz, au sud du Texas, en avril 2009, le département de la sécurité intérieure des États-Unis a fait construire, à l’arrière de la maison d’Eloisa Taméz, l’une des vingt parcelles du mur frontalier érigé dans la vallée du Rio Grande. Surnommée «la cage dorée», cette région située face au Mexique se caractérise par une pauvreté extrême et une militarisation du quotidien. Eloisa est devenue malgré elle une figure reconnue de la résistance communautaire contre le mur dont la construction était un enjeu central de la campagne électorale de Donald Trump en 2016. Dans la perspective des élections présidentielles de novembre 2020, de nouvelles barrières frontalières sont érigées à la hâte et la résistance continue.

Article issu de

Femmes engagées

Portfolio : les femmes dans les collections du Musée

N°1331 octobre-décembre 2020


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