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Le jury du Prix littéraire de la Porte Dorée 2013

Henri Lopes, président du jury du prix littéraire de la Porte Dorée

Henri Lopes est un écrivain congolais auteur de sept romans, d’un recueil de nouvelles et de plusieurs essais. Tribaliques (Grand prix littéraire de l’Afrique noire en 1971, rééd. Pocket, 1983) et Le Pleurer-Rire (Présence africaine, 1982) sont considérés comme des classiques de la littérature francophone. Ses livres célèbrent le métissage et le mariage des cultures. L’Académie française lui a décerné, en 1993, le Grand Prix de la francophonie pour l’ensemble de son œuvre. Il a reçu en juin 2012 le prix littéraire de la Porte Dorée pour son dernier roman Une enfant de Poto-Poto (Gallimard, coll. « Continents noirs », 2012).

Laure Adler

Titulaire d’une maîtrise de philosophie et d’un doctorat d’histoire, Laure Adler commence sa carrière à France Culture en 1974 en tant que journaliste puis participe à plusieurs émissions de télévision. En 1990, elle est nommée chargée de mission à l’Elysée pour la culture, avant de devenir en 1992, directrice des documentaires et des émissions culturelles sur France 2 et conseillère à la présidence de France Télévisions. Elle intervient dans des magazines historiques ou culturels à la télévision comme à la radio. De 1999 à 2005, Laure Adler dirige France Culture. Son parcours la conduit également dans le milieu de l’édition où, après avoir collaboré avec les éditions Payot, Denoël et Plon, elle entre en 1997 chez Grasset en tant que responsable des essais et documents. Ecrivaine, elle est l’auteure de plusieurs ouvrages historiques, notamment Les Premières Journalistes (Payot), Les Femmes politiques (Seuil), Sur les pas d’Hannah Arendt (Gallimard), et d’une biographie de Marguerite Duras (Gallimard) pour laquelle elle a reçu le Prix Femina de l’essai.

Nathacha Appanah

Née à l’île Maurice, elle s’installe en France en 1998. Son premier roman, Les Rochers de Poudre d’Or (Gallimard, 2003), raconte l’épopée des travailleurs indiens venus remplacer les esclaves dans les champs de canne à l’île Maurice. Publié un an plus tard, Blue Bay Palace (Gallimard) donne à voir la schizophrénie de l’île Maurice entre l’image de carte postale et une société marquée par les classes, les castes et les préjugés. Dans La Noce d’Anna (Gallimard, 2004), la narratrice, lors du mariage de sa fille, s’interroge sur la transmission entre mère et fille. Le Dernier Frère (L’Olivier, prix Fnac 2007 et des lecteurs de L’Express 2008) raconte l’histoire de deux enfants qui n’ont rien en commun, sauf l’innocence brisée de l’enfance.

Arlette Farge

Spécialiste du XVIIIe siècle, directrice de recherche au CNRS et professeur à l’EHESS, cette historienne découvre, en préparant sa thèse sur le vol d’aliments à Paris au XVIIIe siècle, les bas-fonds de la capitale. Ce qui l’intéresse dans le Siècle des Lumières, c’est le peuple, dont le quotidien et les émeutes se racontent en filigrane dans les archives judiciaires qu’elle ne cesse d’étudier (Le Goût de l’archive, Seuil, 1989). Dans Le Bracelet de parchemin (Bayard, 2003), elle étudie les écrits retrouvés sur les noyés de la Seine, donnant ainsi une parole aux sans-voix, avant de tenter de retrouver les voix du petit peuple dans son Essai pour une histoire des voix au XVIIIe siècle (Bayard, 2009). Avec son équipe de recherche du Groupe d’histoire des femmes, elle travaille sur les relations hommes-femmes et l’écriture de l’histoire. Dernier ouvrage paru, Un ruban et des larmes (Des Busclats, 2011).Arlette Farge participe régulièrement à l'émission La Fabrique de l'Histoire, sur France Culture.

Michaël Ferrier

Né à Strasbourg, issu d'une famille créole de l'océan Indien, Michaël Ferrier a eu une enfance nomade, en Afrique et à Madagascar notamment, avant de s'installer au Japon, où il réside depuis une vingtaine d'années. Professeur à l'université Chuo de Tokyo, il dirige le Groupe de recherches « Figures de l'étranger », sur les représentations de l’altérité. Romancier et essayiste, ses essais (La Tentation de la France, la Tentation du Japon [dir.], Picquier, 2003 ; La Barrière des rencontres, éd. Cécile Defaut, 2009) portent sur la culture japonaise, en référence constante à d'autres aires géographiques, notamment le monde créole.
Il a publié plusieurs romans : Kizu (Arléa, 2004), Tokyo, petits portraits de l'aube (Gallimard, prix littéraire de l'Asie 2005) et Sympathie pour le fantôme (Gallimard, 2011, prix littéraire de la Porte Dorée). Dernier livre paru : Fukushima, récit d'un désastre (Gallimard, 2012, prix Edouard Glissant).

Mustapha Harzoune

Après un passage dans le journalisme (Libération), il est pendant près de vingt ans permanent de l’Association de culture berbère à Paris. Journaliste, membre de la rédaction d’Hommes & Migrations, il se consacre aux littératures de la migration et du monde arabe, particulièrement algérienne. Responsable de la collection « Rives Sud » aux éditions de l’Arganier de 2006 à 2009, il a publié les romans et récits de Mohammed Berrada, Mohammed Taan, Saïd Mohamed, Moncef Ghachem et Sema Kılıçkaya. Il est l’auteur du Guide culturel et pratique des prénoms arabes (Arganier, 2006)) et, avec Samia Messaoudi, de Paroles kabyles (Albin Michel, coll. « Carnets de sagesse », 2000) et de Vivons ensemble. Pour répondre aux questions des enfants sur l’immigration (Albin Michel, 2012).

François Mauger

Après des études de lettres et de gestion culturelle, il a travaillé plus de dix ans dans le secteur des « musiques du monde ». Il a notamment collaboré avec des producteurs discographiques capverdiens (dont celui de Cesaria Evora) et sud-africains. En parallèle, il a organisé des concerts, animé des émissions de radio, écrit des essais comme La Musique assiégée. D’une industrie en crise à la musique équitable … Il est actuellement directeur éditorial de Mondomix, un magazine caractérisé par son engagement en faveur de la diversité culturelle.

Nathalie Philippe

Journaliste culturelle, rédactrice en chef de culturessud.com, Nathalie Philippe est en charge des programmes d’aide à la publication pour les pays du Sud à l’Institut français. Spécialiste des littératures de l’Afrique, de la Caraïbe et du Maghreb, elle écrit des articles pour la presse écrite et Internet et vient de publier un recueil d’entretiens avec 22 auteurs du Sud, Paroles d’auteurs ! aux éditions La Cheminante. Elle a également publié un roman en 2012, Deux mariages, deux couples (éd. Desnel, 2010).

Isabelle Quentin-Heuzé

Isabelle Quentin-Heuzé est depuis plus d’un an chargée du développement de la Fondation EDF et plus particulièrement d’une mission sur le renouveau du patrimoine industriel de l’entreprise. Très cinéphile, elle a travaillé dans un cinéma d’art et d’essai, mais aussi dans l’édition et la distribution de biens culturels. Elle a également dirigé les affaires culturelles et la communication de la ville de Boulogne-Billancourt. Passionnée de théâtre, elle a été vice-présidente de l’association Paris-Mouff-Théâtre qui gérait récemment le théâtre Mouffetard dirigé par Pierre Santini.

Patrick Souchon

Directeur d'établissement culturel et enseignant, Patrick Souchon est aujourd'hui chargé de mission pour le livre et la lecture dans l'académie de Versailles. Il a publié des romans et récits, dont La Chanson de Nell (Grasset, 2009). Auteur de nombreux articles et ouvrages pédagogiques, il a travaillé pendant plusieurs années à la Maison des écrivains, où il était chargé des relations avec l'enseignement supérieur. Dans ce contexte, il a conçu et coordonné des opérations nationales, comme « Le temps des écrivains à l'université », des colloques et manifestations en faveur de la démocratisation de la lecture et de l'écriture, dont le premier Forum des arts et métiers de l'écrit en 2005 à Paris-Ouest Nanterre.

Jacques Toubon

Conseiller d’Etat honoraire, ministre de la Culture et de la Francophonie entre 1993 et 1995, puis ministre de la Justice entre 1995 et 1997, Jacques Toubon fut conseiller auprès du président de la République de 1997 à 1998.
Ancien élève de l’École nationale d’administration, il a été membre du corps préfectoral avant d’officier, de 1968 à 1976, au sein de plusieurs cabinets ministériels (Outre-mer, Relations avec le Parlement, Agriculture, Intérieur, Premier ministre). Secrétaire général du RPR de 1984 à 1988, député de Paris à l’Assemblée nationale de 1981 à 1997 et président de la Commission des lois (1986-1987), Jacques Toubon a également été maire du XIIIe arrondissement de Paris de 1983 à 2001. Député au Parlement européen de 2004 à 2009, il a été président du Fonds Eurimages du Conseil de l’Europe (2002-2009).
Il est actuellement président du Conseil d’orientation de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, qui a ouvert ses portes le 10 octobre 2007. Depuis janvier 2010, il agit en qualité de délégué de la France pour la fiscalité des biens et des services culturels. Jacques Toubon est membre du Collège de la Haute Autorité pour la diffusion et la protection des droits sur Internet et du Haut Conseil à l’intégration.

Alice Zeniter

Après des études de littérature et de théâtre entre la Sorbonne Nouvelle et l’École normale supérieure, elle écrit une thèse sur Martin Crimp et enseigne ponctuellement à Paris-III. A 16 ans, en 2003, elle publie Deux moins un égal zéro, roman destiné à un public adolescent (prix littéraire de la ville de Caen). Son deuxième roman, Jusque dans nos bras (Albin Michel, 2010, prix littéraire de la Porte Dorée et de la fondation Laurence Trân), est un portrait de la génération née dans les années 80, de son engagement et de son manque de repères. Publié en janvier 2013 Sombre dimanche (Albin Michel), histoire d'une famille hongroise à travers le XXe siècle, est le fruit de son séjour de plusieurs années à Budapest.
Elle s'intéresse également au théâtre. En avril 2010, sa pièce, Spécimens humains avec monstres, est mise en scène en mars, à la Fabrique MC11 par Urszula Mikos. Elle travaille depuis 2007 auprès de Brigitte Jaques Wajeman sur de nombreuses pièces classiques et, depuis peu, avec la compagnie Kobal't sur des répertoires plus contemporains ou sur ses propres textes. 

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