Regards documentaires et littéraires
Le Collectif Argos documente les réfugiés climatiques à travers le monde, illustrant les conséquences humaines, culturelles et sociales du réchauffement climatique. Les regards littéraires de Michaël Ferrier et de Mohamed Mbougar Sarr questionnent la condition humaine face aux catastrophes. Zoom sur plusieurs entretiens réalisés entre 2008 et 2018.
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Laura Henno, « Un baobab fauché par Chido. Plage de Mzouazia, Mayotte » Février 2025
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© Laura Henno
Éditorial : Regards sur les migrations internationales
Marie Poinsot, in Hommes & Migrations, n° 1272, 2008, p. 1
La revue a confié l’illustration de son dossier consacré à la mondialisation et aux migrations internationales au Collectif Argos. Depuis plusieurs années, ce dernier raconte l’histoire des peuples qui subissent les conséquences du réchauffement de la planète, dans un projet sur les réfugiés climatiques. La revue publie une petite sélection de reportages sur différents peuples confrontés au dégel des sols en Alaska, aux inondations des terres et à l’intensification des moussons au Bangladesh, à la montée du niveau des mers aux Maldives et dans le Pacifique, aux cyclones comme à la Nouvelle-Orléans…
Le Japon, un espace insulaire pluriel. Entretien avec Mikael Ferrier, écrivain
Marie Poinsot, in Hommes & Migrations, 1302, 2013, pp. 99-103
Mikael Ferrier, professeur de littérature à l’université Chuo de Tokyo, écrivain, lauréat 2011 du Prix littéraire de la Porte Dorée pour Sympathie pour le fantôme (Gallimard). Son roman paru chez Gallimard en 2012, Fukushima, récit d’un désastre, aborde la catastrophe qui a frappé le Japon. Pour l’auteur, la question de l’environnement est celle de « l’interconnexion planétaire ».
Allier polyphonie et polygraphie sur l’exil. Entretien avec Mohamed Mbougar Sarr, écrivain
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Hommes & Migrations, n° 1323, « Persona grata », 2018
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©EPPPD-MNHI
Marie Poinsot, in Hommes & Migrations, 1323, 2018, pp. 156-161
Silence du chœur (Présence africaine, 2017), deuxième roman de l’écrivain Mohamed Mbougar Sarr, lauréat du Prix littéraire de la Porte Dorée en 2018, est consacré à l’accueil de réfugiés dans un village sur une petite île italienne. La fin du texte, marquée par l’éruption d’un volcan, permet à l’auteur de rappeler aux hommes leur insignifiance face à la nature. « (…) Les hommes en oublient qu’ils ne sont eux-mêmes que les locataires provisoires d’une planète qui peut les expulser quand elle veut. Et qui les expulsera - avec leur aide folle et généreuse. »
Chronique : Dina Ionesco, Daria Mokhnacheva, François Gemenne (dir.), "Atlas des migrations environnementales" (Paris, IOM-OIM-Sciences Po les presses, 2016)
Marie Poinsot, in Hommes & Migrations, n° 1316, 2017, pp. 197-198
Conçu en prévision des travaux de la COP 21 de 2015 à Paris, cet atlas présente la diversité des migrations suscitées par les dégradations de l’environnement, qu’il s’agisse des catastrophes géophysiques ou météorologiques, des hausses du niveau de la mer, des désertifications, des dégradations des écosystèmes, etc. Il constitue un premier état des lieux sur un sujet encore mal connu à l’époque.