Une diversité de territoires affectés

Sécheresses, inondations, érosion, désertification ou élévation du niveau des mers forcent des populations à se déplacer, temporairement ou de manière permanente. L’adaptation aux changements environnementaux modifie les modes de vie, les organisations sociales et les pratiques des territoires. Ces mobilités contraintes, souvent internes ou régionales, touchent des zones très diverses, des oasis marocaines au Bangladesh, de la vallée du Zambèze à la Mongolie intérieure. Zoom sur une sélection d'articles parus en 2010. 

Julie Polidoro, Those Who wait, 2021

Legende

Julie Polidoro, Those Who wait, 2021, pigment, peinture acrylique, 135 cm x 170 cm, Collection du Musée national de l'histoire de l'immigration, Inv.2024.9.2

Credit

© EPPPD-MNHI, Julie Polidoro

Mozambique. Inondations et réinstallation : la vallée du Zambèze

Couverture Hommes & Migrations n°1284

Marc Stal, in Hommes & Migrations, n° 1284, 2010, pp. 28-40

Les inondations au Mozambique reflètent la vulnérabilité de nombreux pays en développement à l’égard d’événements climatiques extrêmes. Début 2008, elles provoquent le déplacement de 80 000 personnes le long du fleuve Zambèze, le second de ce type en l’espace de deux ans. 

La réinstallation devient une politique de dernier recours pour un gouvernement confronté à la nécessité d’assurer la sécurité dans une région très peuplée. Mais il demeure difficile d’écarter des plaines fluviales des populations qui en tirent l’essentiel de leur subsistance.

Accéder à l'article sur le site OpenEditions

 

Mongolie intérieure. Désertification, migration et transformation des modes de vie

Couverture Hommes & Migrations n°1284

Qian Zhang, in Hommes & Migrations, n° 1284, 2010, pp. 42-55

En Mongolie intérieure, le gouvernement chinois lutte contre la désertification des steppes et la dégradation des terres. Depuis une dizaine d’années, il encourage la migration et la sédentarisation des éleveurs nomades en milieu urbain. Sur le terrain, si les subventions de l’État poussent certains à partir en laissant derrière eux leurs terres, d’autres restent profondément attachés à leur mode de vie. 

Accéder à l'article sur le site OpenEditions

 

Les oasis du Drâa au Maroc. Rupture des équilibres environnementaux et stratégies migratoires

Couverture Hommes & Migrations n°1284

Mohamed Aït Hamza, B. El Faskaoui, Alfons Fermin, in Hommes & Migrations, n° 1284, 2010, pp. 56-69

La mobilité des populations est souvent conçue comme une réaction à des déséquilibres socio-économiques, spatiaux ou politiques. Mais la part des facteurs environnementaux reste à définir. Car les modifications de l’environnement suscitent tout autant le désir de partir que des stratégies inédites d’adaptation. Pour comprendre leur poids dans l’évolution du rapport entre un territoire et ses habitants, des investigations empiriques sont menées aux confins sahariens du pays, dans deux palmeraies de la vallée du Drâa : M’hamid et Ktaoua.

Accéder à l'article sur le site OpenEditions

 

Kirghizistan. Un scénario où ceux qui partent perdent autant que ceux qui restent

Couverture Hommes & Migrations n°1284

Emil Nasritdinov et al., in Hommes & Migrations, n° 1284, 2010, pp. 70-83

Extrêmement montagneux, soumis à une forte activité sismique, le Kirghizistan a longtemps servi de réservoir d’uranium pour le programme nucléaire soviétique. Face aux risques naturels et à la destruction des sols, les Kirghizes, qui tirent une grande part de leurs ressources de l’élevage du bétail, sont forcés de migrer. Mais il est difficile d’échapper à la pollution dans la plus grande décharge nucléaire d’Asie centrale.

Accéder à l'article sur le site OpenEditions

 

Bangladesh, un pays fait de catastrophes. La vulnérabilité environnementale et la migration forcée

Couverture Hommes & Migrations n°1284

Alice Poncelet, in Hommes & Migrations, n° 1284, 2010, pp. 16-27

En raison de ses caractéristiques géophysiques, hydrologiques et de l’exploitation de ses ressources, le Bangladesh fait partie des pays les plus vulnérables aux changements du climat. Les populations établies sur les bords de ses sept grands fleuves et plus de 200 cours d’eau sont régulièrement soumises aux inondations, cyclones et autres sécheresses. L’érosion des rives qui menace leur habitat rend leur existence précaire. Face aux aléas du climat, les Bangladeshis n’ont pas d’autre choix que la migration.

Accéder à l'article sur le site OpenEditions