Paris 1851, les étrangers résidant dans la ville font la queue devant la Préfecture de Paris (actuel quai des Orfèvres) pour se faire délivrer des permis de résidence instaurés en septembre 1851. Lithographie parue dans L'Illustration le 27 septembre 1851 © Eyedea/Keystone
Sous ce titre déroutant pour ne pas dire provocateur, Philippe Joutard ne veut pas remettre en cause le caractère nouveau de l’immigration de masse contemporaine, fondement historique de la Cité. Mais à travers la longue durée, il s’interroge sur l’ancienneté du phénomène en France. Sous une forme plus qualitative que quantitative, ne serait-ce pas un des caractères originaux de l’histoire française ? L’hypothèse mérite d’être explorée, non pas à travers des exemples bien connus gardes suisses ou négociants hollandais ; ni même grâce à l’historiographie neuve d’un Peter Sahlins, mais d’une façon plus significative, plus profonde, mais moins familière chez les historiens, les mythologies, les récits de fondations et la langue. On y découvre l’acceptation tranquille d’origines étrangères et l’ampleur des métissages.
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Sous ce titre déroutant pour ne pas dire provocateur, Philippe Joutard ne veut pas remettre en cause le caractère nouveau de l’immigration de masse contemporaine, fondement historique de la Cité. Mais à travers la longue durée, il s’interroge sur l’ancienneté du phénomène en France. Sous une forme plus qualitative que quantitative, ne serait-ce pas un des caractères originaux de l’histoire française ? L’hypothèse mérite d’être explorée, non pas à travers des exemples bien connus gardes suisses ou négociants hollandais ; ni même grâce à l’historiographie neuve d’un Peter Sahlins, mais d’une façon plus significative, plus profonde, mais moins familière chez les historiens, les mythologies, les récits de fondations et la langue. On y découvre l’acceptation tranquille d’origines étrangères et l’ampleur des métissages.
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