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Dans quels secteurs économiques sont employés les travailleurs immigrés ?

Une population traditionnellement employée dans l’industrie et la construction

 

Immigrés sur une chaîne de montage aux usines Renault. 1975 © Berretty / Rapho

Immigrés sur une chaîne de montage aux usines Renault. 1975 © Berretty / Rapho

Depuis la deuxième moitié du XIXe siècle, les travailleurs immigrés ont généralement occupé des emplois peu qualifiés dans les secteurs économiques qui connaissaient des pénuries de main-d’œuvre. Après les deux Grandes Guerres, ils ont répondu massivement aux besoins de reconstruction du pays tout en alimentant les secteurs de la mine, du textile, du bâtiment et de l’industrie sidérurgique et métallurgique. Employés majoritairement dans l’industrie et la construction, ils étaient également présents dans une moindre mesure dans le secteur agricole comme travailleurs saisonniers.

 

À partir des années 1970, le déclin de ces industries a entraîné des nombreux licenciements et/ou mises en préretraite qui ont particulièrement touché les travailleurs immigrés.

… et qui est aujourd’hui de plus en plus présente dans le secteur tertiaire

De nos jours, les travailleurs immigrés restent toujours présents dans les secteurs industriels comme celui de la construction (près de 14 % des actifs en 2002), qui constitue selon l’Insee une « spécialisation sectorielle » des hommes immigrés, mais aussi dans le bâtiment et travaux publics, l’industrie automobile ou des biens intermédiaires. Néanmoins ces secteurs sont peu attractifs en raison de la dureté des conditions de travail et de la faiblesse des rémunérations. Un peu plus de 3 % des actifs immigrés travaillent en 2002 dans le secteur agricole.

Par ailleurs, la croissance du secteur tertiaire dans l’économie française a eu des effets plus marqués sur l’emploi des travailleurs immigrés qui y étaient moins représentés. Ainsi, comme le reste de la population active en France, ils travaillent désormais principalement dans le secteur tertiaire (plus de 66 % des actifs immigrés en 2002) : dans l’hôtellerie et la restauration, dans les services aux entreprises qui ont externalisé certaines tâches comme le secteur du gardiennage, du nettoyage et de la sécurité (plus de 16 % des actifs immigrés) ou dans les services aux particuliers (dont les services domestiques) où ils sont plus de 15 % des actifs contre 7,8 % des actifs non immigrés en 2002.

Leur présence augmente également dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de l’action sociale (plus de 11 % des actifs immigrés en 2002), en raison de la progression constante du niveau de formation des immigrés depuis une vingtaine d’années.

Sources : Insee, Les Immigrés en France, édition 2005, Paris, pp. 116-117.

Histoire de l'immigration

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Ressources bibliographiques pour aller plus loin :

  • Coutrot Thomas, Waltisperger Dominique, Les conditions de travail des salariés immigrés en 2005 : plus de monotonie, moins de coopération, Premières synthèses, février 2009, n° 09.2, 8 p. (disponible en ligne)
  • Jolly Cécile, Lainé Frédéric, Breem Yves, L’emploi et les métiers des immigrés, Infos migrations, mars 2012, n° 39, 4 p. (disponible en ligne)
  • Okba Mahrez, Métiers des pères et des descendants d’immigrés : une mobilité sociale davantage liée à l’origine sociale qu’à l’origine géographique, Dares analyses, septembre 2012, n° 58, 9 p. (disponible en ligne)
  • Perrin-Haynes Jacqueline, L'activité des immigrés en 2007, Insee Première, octobre 2008, n° 1212, 4 p. (disponible en ligne)
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