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Supprimer les filtresLa Convention des Nations unies sur les droits des travailleurs migrants.
Cette introduction présente les grands enjeux soulevés par cette Convention. Après un passage en revue des raisons pour lesquelles il importe de se préoccuper des droits des migrants, elle présente la manière dont fonctionnent les Conventions de l'ONU et la place de la Convention sur les droits des migrants en leur sein. Les principaux articles contenus dans la Convention sont décrits et les auteurs identifient les obstacles à la ratification de ce traité par les États.
La Convention, symbole d'une approche alternative des migrations internationales.
La réticence des États à ratifier la Convention illustre le conflit entre mondialisation économique et droits humains, au cœur des mutations socio-économiques contemporaines. Cet article met en évidence le rôle essentiel tenu par les travailleurs migrants dans l’essor du capitalisme à l’échelle planétaire tout en étant à la fois enjeu d’un marchandage économique et victimes de ce système. Il dénonce en particulier l’atteinte à l’universalité des droits humains que représente l’inégalité de traitement des étrangers, en droit et en pratique.
Les obstacles à la ratification de la Convention en France. Un refus politique au nom de l'Europe.
Pour justifier la non-ratification de la Convention, les États européens recourent à des arguments d’ordre divers : administratif, financier, politique et juridique. Récapitulant les réticences et obstacles à la ratification de la Convention invoqués par les gouvernements successifs, l’auteur démontre ici que du côté français, le principal obstacle reste avant tout politique.
L'Union Européenne face à la Convention sur les travailleurs migrants.
Arguant des prérogatives de l’UE en matière de législation et de politiques migratoires, étendues depuis le traité d’Amsterdam par les conclusions de Tampere, les États européens attendent qu’elle se prononce en faveur de la Convention. Contraires à la philosophie des droits de l’homme dont celle-ci est porteuse, prévalent cependant au sein de la Commission européenne une approche utilitariste d’une migration de travail et l’obsession de réguler les flux au nom de la sécurité nationale, criminalisant les migrants en situation irrégulière.
La Convention de l'Onu sur les travailleurs migrants et la situation au Canada.
Les travailleurs étrangers peu qualifiés admis au Canada à titre temporaire – employés domestiques et travailleurs agricoles – placés sous l’autorité légale de leur employeur, possèdent très peu de droits ; a fortiori les sanspapiers. La politique et les justifications du gouvernement fédéral, la privatisation des politiques d’embauche se heurtent à la dénonciation par les ONG des manquements aux droits fondamentaux qu’ils entraînent.
Le Mexique, un Etat partie, pays d'émigration, de transit et d'immigration.
Le Mexique est aujourd’hui à la fois un pays de départ, de transit et de destination. Cette position complexe est largement tributaire de la dépendance tant économique que sociale du pays vis-à-vis des États- Unis, où plus de la moitié des 10 millions de Mexicains y travaillant sont en situation irrégulière. Outre les atteintes aux droits fondamentaux de ses ressortissants, le Mexique est confronté à celles dont sont victimes les migrants qui y transitent – femmes et enfants notamment. Des réformes s’imposent pour que la Convention soit effectivement appliquée.