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Revue Mondes & Migrations

École & socialisations

La France accueille près de 70 000 élèves migrants allophones par an. Ils ont vécu des parcours migratoires hétérogènes, certains des traumatismes, d’autres un exil fait d’arrachement familial. Souvent, ces enfants partagent un sentiment d’insécurité, une précarité sociale et juridique que l’institution scolaire ne peut méconnaître. Comment l’école, cet espace de socialisations par excellence, affronte-t-elle ces situations complexes pour assurer sa mission éducative auprès de ces élèves ? L’originalité de ce numéro sur l’école confrontée aux migrations tient à l’analyse centrale des perceptions que les élèves migrants ont de l’école et de leur scolarité, en se distinguant de la seule évaluation de leurs performances dans les dispositifs d’accueil dont les acronymes se multiplient au fil des années. Couverture : École primaire à côté de l’usine Renault, Flins, 1983. Tirage photographique argentique sur papier baryté, 31,3 cm x 46 cm. Musée national de l’histoire de l’immigration Inv. 2006.179.1 © Ferdinando Scianna/Magnum

Revue Mondes & Migrations

Artistes étrangers à Paris (1945-1972)

À l’occasion de l’ouverture de l’exposition Paris et nulle part ailleurs (1945-1972) dirigée par Jean-Paul Ameline, la revue élargit le prisme des disciplines artistiques concernées par la même période. Au-delà des parcours migratoires et des démarches créatives des artistes étrangers présents à Paris, ce numéro interroge le rôle très singulier de Paris comme l’une des principales scènes cosmopolites de la modernité, « là où l’art d’avant-garde s’élabore », et tente de comprendre pourquoi cette capitale culturelle en Europe attire des artistes de tous les horizons. Sébastien Gökalp, directeur du Musée national de l’histoire de l’immigration et directeur de cette publication, a formulé une double ambition pour ce numéro : apporter une contextualisation critique des circulations artistiques, notamment en les analysant par constellations dessinées en fonction d’une origine géographique commune ; proposer aux lecteurs une plongée historique pour faire « […] ressentir la vibration de ces années parisiennes […], écouter les discussions de café, sentir l’odeur des ateliers, entendre la bande-son jazz de l’époque ». Couverture : Julio Le Parc, Série 48 n°1 , 1970, acrylique sur toile, 171 cm x 171 cm. Courtesy Atelier Le Parc. © Courtesy Atelier Le Parc © ADAGP, Paris, 2022.

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Connectés

L’approche ethnographique des usages numériques vise aussi à questionner les dispositifs de recherche sur les liens entre migrations et mondes digitaux. En filigrane des articles, ce dossier questionne l’optimisme du « solutionnisme technologique » qui repose sur un discours amplifiant le rôle positif et innovant des technologies digitales sur les stratégies migratoires. Les effets pervers d’une hyper-connectivité des migrants sont nombreux, y compris dans le domaine de l’action humanitaire où les applications numériques servent in fine un mécanisme de contrôle des données et de dépossession de soi. Les réseaux sociaux amplifient les discours haineux des minorités nationalistes et tendent à invisibiliser les luttes des migrants. Couverture : Série Ce que j’ai vu, ce que je sais. Objets rescapés – Le téléphone de Karim . Perpignan (66), 2019. Photo Laetitia Türa. © Laetitia Türa / Territoires en marge

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Place aux jeunes !

Les jeunes sont de plus en plus nombreux à vouloir migrer à l’étranger. La revue confronte leur projet migratoire et parcours de vie selon leur pays de départ avec les politiques des pays où ils souhaitent s’installer dont le Canada qui s’avère emblématique comme pays ciblé par ces nouvelles trajectoires de formation et professionnelles de ces jeunes.