Ce poisson, très vif et toujours en mouvement, fréquente les pentes externes des récifs coralliens où il prospecte à l'aide de sa bouche effilée les anfractuosités où se cachent les minuscules proies dont il se nourrit. Dans l'océan Indien et la mer d'Andaman, il est remplacé par Halichoeres leucoxanthus avec lequel il est facile de le confondre.
Seule représentante du genre, elle possède des caractéristiques l’identifiant sans erreur. C'est la seule tortue avec un groin proéminent qui lui a donné son nom. Sa carapace, recouverte d’une peau fine, est uniformément grise à brun noir sur la partie supérieure et un plastron clair. Ses pattes s’apparentent à celle des tortues marines mieux adaptées à la nage. Elle est exclusivement aquatique, vivant dans les rivières mais pouvant faire quelques incursions en mer. Son régime omnivore se compose aussi bien de poissons, crustacés, escargots ou fruits. Son museau est adapté pour chercher ses proies dans la vase. A la saison sèche, les femelles vont pondre en partie haute des rives ou des plages, après avoir creusé un nid. Ce n’est que lorsque le niveau d’eau remonte en fin de saison sèche que les œufs vont éclore lorsque le nid est recouvert par l’eau. Cette espèce est menacée du fait de la qualité de sa chair appréciée des populations locales de Papouasie. Les œufs sont aussi largement consommés, mais aussi détruits par les troupeaux de buffles qui piétinent les rives où sont les nids. Des programmes de reproduction sont en cours notamment en Australie, les résultats sont, malheureusement encore assez limités.
Également appelé poisson-cardinal, il illustre parfaitement ce qu’est une espèce endémique . En effet, son aire de répartition est limitée aux Îles Banggaï situées au nord-est de Sulawesi (Célèbes) en Indonésie. Parallèlement, cette espèce illustre aussi les relations mutualistes formées avec un autre animal. Les jeunes, après avoir été recrachés par le mâle qui a incubé les œufs puis les larves dans sa bouche pendant une quinzaine de jours, se réfugient entre les épines des oursins diadèmes ( Diadema setosum ) lorsqu’un danger se présente. Ensuite, ils se protégeront entre les tentacules des anémones et cohabiteront éventuellement avec de jeunes poissons-clowns. Les adultes restent volontiers à proximité des oursins diadème. L’Apogon de Kaudern est inscrit sur la liste rouge de l' UICN . Face à cette situation, les aquariums publics ont entrepris avec succès la reproduction de cette espèce. Tous les individus présentés à l’Aquarium tropical sont issus d'une reproduction ayant eu lieu en Aquarium. Cette démarche illustre la mission de conservation des aquariums publics, qui participe au maintien de la biodiversité aquatique. L'espèce a cependant été réintroduite avec succès dans le détroit de Lembeh, ainsi qu'au Nord de Bali où elle prolifère facilement. Le mâle récupère les œufs dans la bouche et y conserve les alevins jusqu'à une taille d'environ 8 mm. Ils ressemblent alors à des adultes miniatures.
Appelé également Pirarucu en amérindien, l’Arapaïma géant est l’un des plus grands poissons d’eau douce. Il peut peser 200 kg pour une taille de 5 m. Il colonise essentiellement le bassin de l’Amazone du Brésil au Venezuela, du Pérou à la Colombie. Il préfère les eaux calmes dans lesquels il chasse, la nuit, poissons et crustacés. Il a la capacité d’utiliser sa vessie natatoire pour faire office de poumon en complément de la respiration branchiale. Lors de la saison de la reproduction (Décembre à mars) apparaît chez les mâles une coloration rouge sur les flancs et le ventre. La pisciculture s’est développée depuis les années 70 pour assurer le repeuplement de cette espèce qui reste néanmoins menacée (Annexe II CITES).
Ce poisson vit dans les mangroves et l'ensemble des eaux saumâtres asiatiques. Sa caractéristique principale est sa manière de cracher un jet d'eau puissant pour capturer sa proie.
Le salon Afrique ne comportant pas de lustre, ni d’applique, Laprade demande à Raymond Subes, maître ferronnier, de faire exécuter deux grands vases éclairants en laiton repoussés au marteau avec un fût en fer tourné. La patine bronze canon de fusil est surmontée de frises décoratives. Cette commande vient en complément de celle passée à Ruhlmann pour réaliser les socles en ébène macassar. Contrairement au mobilier déposé par Ruhlmann pour l’exposition coloniale internationale et acheté en novembre 1932 par le musée permanent des colonies, ces deux vases ont été spécialement conçus pour le salon Afrique. Leur décor de godrons fait écho à celui de la frise décorant le bas de la fresque de Louis Bouquet.