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L'imperméable et le borsalino de José Perlado

Le don de Violette Perlado

L'impermable, le borsalino et une photographie de José Perlado. Sur la photographie, José Perlado pose avec deux de ses compagnons de route (républicains espagnols déportés comme lui) en se rendant à un meeting de Dolorès Ibarruri, dite la Pasionaria. José Perlado a été membre de l'Amicale de Mauthausen France dès sa création et jusqu'à sa mort, survenue en 1999. © Photo : Anne Volery, Palais de la Porte Dorée


Collection du musée

Don de Violette Perlado


Trajectoire familiale

Madrid (Espagne) – Septfonds (Tarn-et Garonne, France) – Mauthausen (Autriche) – Paris (France)

Le parcours de José Perlado

José Perlado est né en 1916 à Madrid. Suite au coup d’État de Franco en juillet 1936, comme de nombreux jeunes ouvriers, il s'engage pour la défense de la République. Lieutenant d'une compagnie de tanks, il se distingue sur le front de Brunete et est promu capitaine. Après la chute de la Catalogne, avec des centaines de milliers de républicains vaincus, José franchit la frontière française. Il séjourne au camp de Septfonds. Enrôlé dans la 33e compagnie de travailleurs espagnols, il est fait prisonnier le 15 mai 1940. D'abord envoyé au Stalag 21-B de Strasbourg, il arrive au camp de Mauthausen le 13 décembre 1940.

Déchus de leur nationalité par Franco, les déportés espagnols portent le triangle bleu des apatrides. Profitant d'une journée de rassemblement et de désinfection, le 21 juin 1941, un groupe d’hommes, dont José Perlado, jette les prémices de ce qui devient un réseau international de résistance. Parmi de nombreuses actions, il participe à faire sortir du camp des photographies prises à l'initiative des SS, pour témoigner des atrocités à l’œuvre. Sur les 7200 républicains espagnols envoyés à Mauthausen, environ 5000 perdent la vie. 

Après la guerre, José Perlado s’installe à Paris et fonde une famille. Il travaille dans une usine comme ouvrier ébéniste, refusant les promotions par fidélité à la classe ouvrière. Autodidacte, il consacre chaque matin une heure ou deux à la lecture en français et en espagnol. À sa demande, il obtient la nationalité française en 1956.

 


En savoir plus sur l’exode des Républicains espagnols :

En savoir plus sur les étrangers dans l'armée française et dans la Résistance :

 

Les parcours des donateurs font l’objet d’entretiens filmés, qui sont présentés dans la Galerie des dons et accessibles en ligne. Retrouvez-les sur cette carte.

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