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Le passeport de Cristina Diaz Vergara

  • Le don de Cristina Diaz Vergara : son paseport chilien, une gouge et un compas avec lesquels elle travaillait le cuir © Photo : Anne Volery, Palais de la Porte Dorée

  • Les arpilleras étaient réalisés par les femmes chiliennes pour protester contre la dictature. Celle-ci porte l’inscription « Où sont les disparus ? » en référence aux enlèvements d’enfants de femmes prisonnières et disparition d’opposants © Photo : Anne Volery, Palais de la Porte Dorée


Collection du musée

Don de Cristina Diaz Vergara


Trajectoire familiale

Santiago (Chili) – Lyon, Ardèche, Céret (France)

Le parcours de Cristina Diaz Vergara

Née en 1945 à Santiago du Chili, Cristina Diaz Vergara suit les cours de l’École des beaux-arts et développe une pratique d’artisanat d’art. Elle participe à la fondation du premier syndicat d’artisans d’art et aux mobilisations d’appui au gouvernement d’Unité Populaire, présidé par Salvador Allende. Quelques mois après le coup d’État militaire du 11 septembre 1973, elle fait l’objet de menaces qui la contraignent à s’exiler, avec son mari et sa fille. Grâce à un visa délivré par l’ambassade de France au Chili, ils sont accueillis en France et obtiennent le statut de réfugiés politiques.

En France, la famille est accueillie, avec d’autres exilés chiliens, à Lyon, où Cristina Diaz Vergara décide de s’établir. Elle travaille dans une boutique d’art, puis saisit l’opportunité d’effectuer une mission dans un établissement pour personnes en situation de handicap, ce qui la motive à suivre une formation d’éducatrice spécialisée. Elle poursuit sa carrière dans cette voie, en Ardèche puis à Céret où elle réside encore.

Parallèlement, elle renoue avec son activité d’artisan d’art, travaillant le cuir. Elle combine ce talent avec ses compétences d’éducatrices spécialisée auprès de jeunes confiés à la DDASS. Pour cela, elle s’appuie sur les objets de la culture amérindienne Mapuche, qui représente aussi pour elle un lien à son pays natal, et aux luttes politiques. Participant à diverses activités culturelles, elle contribue à faire connaître les cultures amérindiennes dans sa région.

 


En savoir plus sur les réfugiés chiliens :

 

Les parcours des donateurs font l’objet d’entretiens filmés, qui sont présentés dans la Galerie et accessibles en ligne. Retrouvez-les sur cette carte

Voir la carte en plein écran

 

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