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Portrait d’une PME de Rajak Ohanian

Portrait d'une PME, Rajak Ohanian, 1999. De gauche à droite : Kamel Merat, teinturier, Alix Derome, technicienne, Joseph Nerguisian, fondateur © Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration

Portrait d'une PME, Rajak Ohanian, 1999. De gauche à droite : Kamel Merat, teinturier, Alix Derome, technicienne, Joseph Nerguisian, fondateur © Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration


Collection du musée

Portrait d'une PME, 1999. 32 photographies sur papier baryté. Ilford FB 1 K contrecollé sur dibond 2mm

Rajak Ohanian est né à Lyon en 1933. Il vit et travaille à Lyon


En 1999, Rajak Ohanian s’installe pendant neuf mois dans une entreprise d’impression sur tissu de la région lyonnaise, pour photographier ses 32 “acteurs”. “Avec ces prises de vues, j’ai voulu mettre en valeur la dignité de chacune de ces personnes”, explique Rajak Ohanian.

Rajak Ohanian est né à Lyon en 1933, de parents arméniens émigrés dans la région au cours des années 20 suite au génocide de 1915.
Cette série de photographies met en scène de façon minimale l’ensemble du personnel d’une PME à Lyon, spécialisée dans l’impression sur tissus, un secteur économique en voie de disparition. Elle se compose de 32 portraits en pied grandeur nature de l’ensemble du personnel de cette entreprise. Chacun fait face à l’objectif avec en toile de fond le tissu imprimé qu’il a réalisé le jour même.
Rajak Ohanian a conduit son projet avec l’ensemble du personnel, aussi bien les ouvriers que les employés et la direction. Par son échelle, Portrait d’une PME cherche à restituer leur dignité aux personnes représentées et réinterprête le genre du portrait classique sur le mode de la rencontre avec l’autre, rompant avec le constat froid et mécanique des conventions de la représentation.
Cet ensemble nous renseigne sur l’univers particulier d’une PME. L’artiste met en œuvre avec les moyens de l’esthétique, une approche comparable à celles des enquêtes sociologiques. Le monde du travail industriel, peu représenté en art, n’est pas traité ici de manière dramatique : les personnes sont toutes représentées dans une posture de repos et sous une lumière égale.


Œuvre présentée dans l'exposition J'ai deux amours (16 novembre 2011 - 24 juin 2011)

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