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Vie quotidienne d’une bonne espagnole à Paris de Jean-Philippe Charbonnier

Vie quotidienne d'une bonne espagnole à Paris, 1962, Jean-Philippe Charbonnier © Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration

Vie quotidienne d'une bonne espagnole à Paris, 1962, Jean-Philippe Charbonnier © Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration


Collection du musée

Vie quotidienne d'une bonne espagnole à Paris, 1962. Epreuves gelatino-argentiques d'après négatifs

Jean-Philippe Charbonnier est né à Paris en 1921. Il est mort à Grasse en 2004


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Dans sa série sur les scènes de vie en France, Jean-Philippe Charbonnier témoigne, par ses images, du quotidien d’une femme immigrée dans les années 60.

La période de très forte expansion économique et de reconstruction des années 50 et 60 nécessite la venue de nombreux travailleurs immigrés. On fait appel, entre autres, aux Espagnols, alors que le gouvernement franquiste ne fait plus obstacle à l’émigration de ses ressortissants. Les deux vagues espagnoles additionnées, celle de 1939 et celle des années 50 et 60, constituent une très importante population, qui atteindra les 600 000 personnes à la fin des années 60, avant de décliner dans les années 70. Les Espagnols remplacent peu à peu la migration italienne, qui a tendance à se stabiliser dans ces années. On les trouve dans le bâtiment mais peu dans l’industrie, tandis que les femmes occupent des emplois de maison. Enfin, le travail saisonnier agricole emploie une grande partie des migrants du Sud de l’Espagne, qui alternent travaux agricoles des deux côtés des Pyrénées en fonction du décalage des saisons.

Né à Paris en 1921, d’un père peintre et d’une mère écrivain, Jean-Philippe Charbonnier se tourna vers la photographie en 1939. Il s'exila en Suisse pendant la Deuxième Guerre mondiale, puis, à partir de 1948, fut successivement rédacteur en chef technique du journal Libération, collaborateur de France Dimanche et de Point de Vue. Reporter pour le magazine “Réalités” à partir de 1950, il couvre des scènes de vie en France à travers des reportages sans concessions, à la fois pris sur le vif et construits. Ses œuvres sont devenues aujourd'hui des documents d'histoire et un témoignage exceptionnel de la transformation de la société de 1945 à nos jours.
Il est décédé à Grasse le 28 mai 2004.

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