Au musée : chantiers de la recherche
Des lettres qui sauvent. Traces et écritures de soi d’enfants italiens employés dans les verreries françaises (1890-1914)
Maîtresse de conférences en sociologie, Sophiapol, fellow de l’Institut Convergences Migrations, Université Paris-Nanterre, résidente scientifique du CNRS au Palais de la Porte Dorée - Musée national de l'histoire de l'immigration (2024-2025)
Des ouvriers non qualifiés italiens, souvent très jeunes (9-16 ans) et de petite taille en raison de la malnutrition ayant frappé leur enfance, ont été employés dans des verreries françaises entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle. Les quelques traces qu’ils ont laissées dans des archives – locales et privées notamment – mettent au jour l’histoire de ces victimes de « la traite des gosses italiens », pour reprendre une expression de la presse française, qualifiés de martyrs de l’exploitation extrême des verreries françaises par la presse italienne.
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