Produire localement ses propres représentations. Des exemples à Grenoble, Vitry-sur-Seine et Pantin
Des initiatives locales ont conduit des non professionnels originaires du Maghreb à s’emparer de caméras pour produire leurs propres images, contre la stigmatisation médiatique des quartiers populaires et des populations immigrées. Cette histoire du cinéma parallèle reste encore à écrire, tant ces films amateurs ou « d’atelier », réalisés avec quelques financements publics, municipaux ou associatifs, ont été largement ignorés ou minimisés. Cet article s’intéresse en particulier aux films produits dans les années 1970 par une politique d’expression cinématographique locale à Grenoble, aux films réalisés en 1979 et 1980 par le collectif Mohamed à Vitry-sur-Seine, et à ceux réalisés au début des années 2000 par l’association Les Engraineurs, créée en 1997 dans la cité des Courtillières à Pantin et toujours active aujourd’hui.
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