Denis Donikian, « l’écrilibriste ».

Paratopie, vagabondage et ethos de l’écrivain exilé


Par
Charikleia Magdalini Kefalidou doctorante en littératures françaises et comparée, université Paris-Sorbonne
Rubrique
Article de dossier/point sur

Écrivain héritier de l’exil et de la mémoire traumatique du génocide arménien, Denis Donikian construit son image d’auteur exilé à travers ses textes et ses interviews. La paratopie permet d’analyser la mise en scène littéraire de cet exil. Cette notion désigne à la fois l’intégration impossible de l’écrivain dans un lieu et le tiraillement intérieur qui en découle, ce qu’il tente de pallier à travers sa création. Car c’est uniquement dans et par la création littéraire que Donikian parvient à être au monde, en négociant sa place paradoxale dans ce « non-lieu », c’est-à-dire en surmontant son étrangéité tant vis-à-vis de son identité française que de son identité arménienne.

Article issu de

Migrations et création littéraire

Portfolio : l'immigration à travers la bande dessinée

N°1329 avril-juin 2020