L’envers de la ville. Exil et urbanité


Par
Alexis Nuselovici professeur en littérature générale et comparée, Cielam, Aix-Marseille Université, Chaire « Exil et migrations », FMSH, Paris
Rubrique
Article de dossier/point sur

Dans la littérature contemporaine, la présence des exilés au sein de l’univers urbain dévoile son envers, ou plutôt renverse l’ordre qui le soutient et relègue, dans ses marges, celles et ceux qui habitent une ville qui ne les accueille pas. Ainsi, les personnages d’exilés révèlent deux dynamiques qui s’entremêlent et s’affrontent dans la ville : le pôle imaginaire d’une attirance fantasmée qui a motivé leur voyage et le lieu d’un exil bien réel dans lequel ils sont rendus invisibles. La migration découvre au sein de la ville ce milieu de mémoire où l’écriture prend site quand aucune place n’est accordée à la présence de l’autre. Ni aucune écoute à son récit.

Article issu de

Migrations et création littéraire

Portfolio : l'immigration à travers la bande dessinée

N°1329 avril-juin 2020