Gérald Bloncourt par lui-même. Hommage


Par
Marie Poinsot Rédactrice en chef et Anne Volery Editrice multimédia
Rubrique
Au musée : repérage

Nous avons appris avec regret et beaucoup d’émotions le décès de Gérald Bloncourt le 29 octobre 2018. Photographe important dans les collections du Musée, nous l’avions rencontré en avril 2013 à l’occasion de l’exposition qu’il présentait au Musée, Pour une vie meilleure, photographies de Gérald Bloncourt, qui abordait l’immigration portugaise à travers cinquante de ses photographies prises en France et au Portugal entre 1954 et 1974. Nous avions réalisé à l’époque un long entretien avec lui et nous avions publié la partie en lien avec l’immigration portugaise et l’exposition. Nous publions aujourd’hui, en forme d’hommage, les parties de l’entretien où il est revenu sur sa vie, sa propre émigration, ses engagements et sa conception de la photographie et de son métier de photo-journaliste.

Quand nous l’avions interrogé sur ses photos, Gérald Bloncourt ne nous avait pas répondu directement. Pour lui, ses photos parlent d’elles-mêmes si on fait l’effort de les regarder. Plutôt que de parler de ses photos donc, il nous a expliqué, patiemment, ce qui l’avait amené à les prendre. Et c’est son parcours qu’il nous a retracé avec beaucoup d’honnêteté à travers une série d’anecdotes toutes en images, presque une série d’instantanés : Haïti d’abord. Les conditions de vie, la dictature. La prise de conscience très tôt des inégalités sociales et de l’exploitation qui le pousse à s’engager politiquement. Viennent ensuite l’exil, les petits boulots, la rencontre avec la photographie, puis l’engagement toujours, cette fois à travers son objectif de photographe.

Article issu de

Paris-Londres

L'art de la constestation

N°1325 avril-juin 2019