La mobilité étudiante en Europe.

Une lente institutionnalisation sans réelle démocratisation


Par
Magali Ballatore maître de conférences en sociologie, LAMES, CNRS, Université Aix-Marseille.
Rubrique
Article de dossier/point sur

Considéré comme le fleuron des politiques européennes en matière d’éducation, le programme Erasmus fête ses trente ans en 2017. Si son bilan est présenté comme largement positif pour avoir augmenté les possibilités d’une mobilité estudiantine dans l’Union européenne, la finalité du programme suscite toujours des questions. Dans une « Europe de la connaissance » que l’Union appelle de ses vœux, cette mobilité d’étude n’est pas sans lien avec les marchés du travail et la mobilité professionnelle. Contrairement à l’image d’un étudiant bohème à la recherche de son « identité », les recherches sur la question montrent que l’étudiant Erasmus est souvent davantage un stratège.

Article issu de

L'Europe en mouvement

N°1317-18 (double) avril-septembre 2017