Omar Benlaâla, lauréat du Prix littéraire de la Porte Dorée 2019
Le Prix littéraire de la Porte Dorée 2019 a été attribué jeudi 18 avril 2019 à Omar Benlaâla pour son roman Tu n’habiteras jamais Paris (Flammarion).
Le Prix littéraire de la Porte Dorée 2019 a été attribué jeudi 18 avril 2019 à Omar Benlaâla pour son roman Tu n’habiteras jamais Paris (Flammarion).
Le département des ressources pédagogiques propose un dossier pédagogique complet pour les enseignants autour de l'exposition Mondes tsiganes , présentée au Musée du 13 mars au 26 août 2018.
Pendant l’année scolaire 2018/2019, préparez votre projet de classe et venez le présenter à l’Aquarium tropical au congrès des jeunes aquariologistes début juin 2019.
L’exposition mobile Ciao Italia ! revient sur l’histoire de l’immigration italienne et sur son apport à la société et à la culture françaises.
Le département Éducation propose un dossier pédagogique complet pour les enseignants, un accompagnement littéraire ainsi que des parcoours élèves autour de l'exposition Lieux saints partagés , présentée au Musée du 24 octobre 2017 au 21 janvier 2018.
Retrouvez ic la sélection de la 9e édition du Prix littéraire de la Porte Dorée, dont la remise du prix aura lieu le 12 avril 2018. Sept titres ont été retenus.
Le Prix littéraire de la Porte Dorée 2018 a été attribué jeudi 12 avril 2018 à Mohamed Mbougar Sarr pour Silence du chœur (Présence africaine). Le prix récompense chaque année une œuvre de fiction écrite en français ayant pour thème l’exil, l’immigration, les identités plurielles ou l’altérité liée aux réalités migratoires. Il est doté de 4 000 euros.
Pour mesurer les succès et les insuccès de l’intégration, la statistique publique offre deux grandes voies : 1- Celle du temps, marqué par la durée du séjour - et ici il faut distinguer le temps court de l’insertion et le temps long de l’intégration - et les évolutions par génération(s). 2- La comparaison entre les minorités et la majorité de la population. Cette dernière peut se décliner en plusieurs autres comparaisons : par genre, par âge, par niveaux social, éducatif, par origine nationale, etc. Précision : ces mesures ne concernent que les immigrés et leurs rejetons encore présents sur le sol national. Exit celles et ceux qui ont regagné, contraints ou par choix, leurs pénates d’origine ou un ailleurs plus prometteur. Ils sont tout de même estimés, et a minima , à 1/3 des migrants (F.Héran). Pour Gérard Noiriel (2007) il serait plus de la moitié, partant, il souligne : « La vérité historique nous oblige donc à constater que la majorité des immigrants qui sont venus en France ne se sont pas "intégrés" ». Qu’il s’agisse de l’accès au marché du travail, des résultats scolaires, des questions de délinquance ou de justice, des conditions de logement... force est de constater que les résultats, bruts et sans mise en perspective, ne plaident pas, globalement, en faveur du succès de l’intégration des immigrés, comparé aux natifs. Pour autant, les études montrent que les différences de résultats ne relèvent pas tant d’un défaut d’intégration, façon de renvoyer l’étranger à son étrangeté, que des conditions socio-économiques. Autrement dit, placés dans les mêmes conditions socioéconomiques, natifs et étrangers partagent une même communauté de destin ! En revanche, l’OCDE montre que les écarts, avec la population majoritaire, tendent à se réduire avec la durée du séjour, que l’obtention d’un diplôme du supérieur renforce les probabilités de succès même si, armés d’un même bagage universitaire que les natifs, les immigrés doivent en rabattre quant à leurs prétentions : ils doivent eux, faire face aux discriminations et au déclassement des diplômes et compétences ! D’ailleurs, même en emploi les immigrés sont deux fois plus souvent sous le seuil de pauvreté. Côté intégration, l’OCDE fait tomber un argument de campagne, un brin sournois : l’intégration des immigrés ne diminuent pas avec la présence en grand nombre d’immigrés dans la population. L’argument sur le contrôle des flux - « fermer les frontières pour chouchouter les immigrés du dedans » -, ne tiendrait pas. Il tient d’autant moins qu’une spécificité française nuit à l’intégration des nouveaux venus : le temps mis par l’administration pour attribuer des titres de séjours, une durée qui retarde l’accès au marché du travail ou qui entrave les régularisations et qui, paradoxalement, freine l’intégration.