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Espèces Dipneustes

Dipneuste africain

Le  dipneuste africain ( Protopterus sp. - Protopteridae) dispose d’un poumon fonctionnel qui assure sa respiration. Il dispose de petites branchies qui ne suffisent pas à assurer l’oxygénation du sang. Durant les périodes de sécheresse, l’ estivation se déroule dans un terrier. Lors de la confection de ce terrier il secrète un mucus qui constitue un véritable cocon. Des cas extrêmes d’estivation sur plus d’une année ont été rapportés, de même il pourrait rester à jeun pendant 3 ans. Il existe 4 espèces de protoptères africains dont les lointains ancêtres étaient déjà présents sur le continent il y a 150 Ma. Des chercheurs américains (Université de Chicago) ont filmé la marche d’un protoptère africain étayant ainsi les différentes recherches sur l’acquisition de la marche lors du passage de l’eau à la terre.

Espèces Poissons

Killi des mangroves

Le killi des mangroves : Une extraordinaire adaptation. Ce petit poisson dont l’habitat essentiel est l’eau saumâtre des mangroves, est rencontré en Floride, dans les Caraïbes, en Amérique centrale et en Amérique du sud. Il peuple  les marais peu profonds et les fossés chargés de matière organique en décomposition, biotopes que peu d’animaux aquatiques supportent. Il peut même tolérer des pollutions assez élevées. Il n’est pas rare de le croiser dans des trous d’eau croupie. En cas de période de sècheresse, il survit en investissant des galeries creusées par le crabe des terriers ( Cardisoma guanhumi ). Il peut tout aussi bien trouver un milieu suffisamment humide sous un tas de feuilles, un tronc d’arbre … Ce poisson ayant la particularité de pouvoir respirer par la peau, il  peut survivre durant plusieurs heures voir plusieurs semaines si les conditions lui sont défavorables. En plus de son incroyable résistance, il est capable d’évoluer dans des milieux aquatiques aux conditions physico-chimiques extrêmes (températures diverses, 7°C à 38°C, eau douce ou eau de mer). C’est aussi le seul vertébré connu à avoir une reproduction dite autogame et hermaphrodite. Il  peut s’autoféconder et créer des clones de lui-même car dans la nature les rencontres entre mâles et femelles sont rares. En effet, les mâles ne représentent en moyenne que 5% de la population. Leur nombre dépendrait de la température du  milieu lors de la fécondation. Le sex-ratio étant en leur faveur sous la barre des 20°C. D’autre part, on constate que certaines femelles âgées deviennent des mâles secondaires qui ne sont plus capables de se reproduire. Retrouvez le Killi des mangroves dans ces vidéos :

Espèces Poissons

Killi perlé du Tanganyika

Petit poisson grégaire de pleine eau, d'une quinzaine de centimètres. Il pond des œufs non adhésifs au dessus des anfractuosités rocheuses, ce qui permet de les abriter des prédateurs.

Espèces Mollusques

Bénitier

Le bénitier commun est un mollusque bivalve qui vit fermement fixé au récif corallien au moyen d'une matière filamenteuse ultrarésistante appelée « byssus ». Pour se nourrir il filtre l'eau de manière permanente. De plus, il complète son alimentation à l'aide des sous-produits issus de la photosynthèse des algues (zooxanthelles) contenues dans ses tissus. En aquarium, il peut se nourrir exclusivement grâce à sa symbiose avec les zooxanthelles, sans autre complément alimentaire. Dans la nature, il se rencontre à faible profondeur, jusqu'à 10 m environ. Il s'incruste profondément dans la roche en la dissolvant grâce à des sucs très corrosifs. On peut le confondre avec Tridacna crocea : pour les différencier il faut observer les différences sur les coquilles. Toutes les espèces de bénitiers sont comestibles et sont régulièrement consommées par les pêcheurs. Toutes sont plus ou moins menacées. Elles sont protégées par la convention dite de Washington (ou CITES : Convention sur le commerce international des espèces ) et classées sur l'annexe 2B pour leur commercialisation à des fins aquariophiles. Leur reproduction est maîtrisée en captivité, mais pas la coloration de leur manteau. Se nourrit de phytoplancton en filtrant l'eau à travers ses branchies et des nutriments produits par les micro-algues symbiotiques présentes dans ses tissus.

Espèces Tortues

Matamata

Taille adulte d'environ 50 cm pour un poids de 15 kg. La forme et la couleur de la matamata, très caractéristiques, lui permettent un camouflage très performant lorsque qu’elle chasse poissons et amphibiens qui constituent l’essentiel de ses proies. Elle peut rester immobile de longues heures et se fond dans la végétation aquatique en imitant des feuilles mortes ou du bois mort très présents dans son milieu. Pour capturer ses proies, elle les aspire en ouvrant sa très large bouche de façon extrêmement rapide (1/50ème de sec). Son bec est moins puissant que celui des autres tortues, la matamata ne mâche pas ses proies, elle les avale donc entières. Pour pondre, la matamata sort de l’eau et dépose sur la berge entre 10 et 30 œufs mesurant environ 4 cm. Les petits naîtront environ 200 jours après la ponte et pourront se reproduire à leur tour 5 ans après.

Espèces Cnidaires

Acropora

Les Acroporas sont des coraux durs (car ils sécrètent un squelette) dont la forme peut être de type branchue, buissonnante ou tabulaire. Ils vivent dans toutes les eaux limpides et peu profondes (0 à 50m) de la région intertropicale. On les dits hermatypiques car ils vivent en symbiose avec des algues unicellulaires de type dynoflagellées (zooxantelles). Cette cohabitation donne à ces espèces un avantage décisif sur d'autres formes de vie pour coloniser  des zone marines pauvres en nutriments (zones dites oligotrophes). En effet, sous l'action de la photosynthèse activée par le fort ensoleillement des couches superficielles du récif, les algues contenues dans les tissus des Acroporas créent les conditions nécessaires à la précipitation du carbonate de calcium et du strontium (aragonite) façonnant le squelette de ces derniers. De plus, ce processus biologique diurne fabrique des sous produits tels que des sucres complétant la nutrition de la colonie de polypes. La nuit, ces même polypes se déploient, permettant la prédation du zooplancton. Certains Acroporas se développent en forme d'arborescences digitées permettant une croissance en milieux puissamment brassés comme le sont par exemple les crêtes et les fronts récifaux soumis à la houle. Les formes tabulaires se rencontrent généralement dans des zones verticales comme les pentes externes et sur les zones sableuses parsemées de petites patates de corail. La sécrétion d'un squelette par des colonies de minuscules polypes contribue à l’édification de structures formidablement imposantes à l'image de la grande barrières de corail australienne visible depuis l'espace. Leur reproduction peut être sexuée ou bien réalisée comme à l'Aquarium par clonage (boutures).

Espèces Poissons

Poisson-pêcheur

Avec sa forme globulaire, c'est un prince du mimétisme parmi les éponges avec qui il partage l’habitat. Les couleurs varient avec l’environnement, notamment en fonction des couleurs des éponges, et il est assez difficile d’un simple coup d’œil d’en déterminer certaines espèces. La première nageoire dorsale est modifiée en un appendice en forme de crevette (illicium), leurre dont l’objectif est d’attirer des proies. Une fois à portée de sa bouche prognathe, le poisson pêcheur, par un jeu de dépression avec les siphons exhalants, gobe sa proie. La vitesse de cette capture est l’une des plus rapide du monde marin.