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Supprimer les filtresBarbus d'Odessa
D’origine inconnue, ce poisson a été baptisé « Barbus d’Odessa » par les aquariophiles de cette ville. Depuis peu des scientifiques ont retrouvé son milieu naturel : des rivières du Myanmar bien loin de l’Ukraine. Le mâle, beaucoup plus coloré que la femelle, se distingue par une belle bande rouge rubis absente chez celle-ci.
Dipneuste australien
Le terme dipneuste signifie « double système respiratoire » sous-entendu pulmonaire et branchial. Ces animaux sont des Sarcoptérygiens, groupe monophylétique de vertébrés osseux dans lequel on retrouve également les Cœlacanthes et les tétrapodes. Autre représentant des dipneustes, le dipneuste australien ( Neoceratodus forsteri - Ceratodontidae) est le seul représentant du genre. Endémique de la Région du Queensland en Australie, il se différencie des dipneustes africain et américain par des nageoires pectorales et pelviennes en forme de feuille. De même, ce dipneuste dispose des deux modes de respiration fonctionnels. Prioritairement branchial quand les conditions de milieu sont satisfaisantes, le « poumon » unique vient en complément, durant les périodes d’appauvrissement en oxygène du milieu. A la différence des deux autres, il n’a pas développé de technique d’estivation lui permettant de vivre sur une longue période en dehors de l’eau. La maturité sexuelle est estimée être entre 17 et 22 ans. Les conditions de reproduction et de ponte sont liées à la durée du jour et à la nature du substrat et la colonisation en plante aquatique. Il est maintenant reproduit en captivité, comme le spécimen présenté à l'Aquarium tropical. Le dipneuste australien est classé en Annexe II B de la Cites.
Piranha à ventre rouge
Ce poisson vit en eau douce dans le bassin de l'Amazone. Comme la majorité des représentants de la famille des Characidés, il a une nageoire adipeuse située sur le dos juste avant la queue. Les piranhas sont particulièrement dangereux dans les cuvettes en voie d'assèchement. Très nombreux alors dans un espace réduit, ils deviennent agressifs. Les dents triangulaires qui coupent comme des lames de rasoir leur permettent de dépecer rapidement mammifères ou reptiles de grande taille et de ne laisser que le squelette. Certains indiens de l'Orènoque utilisent ces dents comme pointe de flèche. En cas de diète prolongée, ils sont capables de se dévorer entre eux. Ils sont très sensibles aux substances dissoutes dans l'eau qu'ils détectent grâce aux capteurs sensoriels de l'odorat. Ces derniers se trouvent dans des tubes en U qui débouchent au niveau d'une narine double placée de chaque côté de la tête. Ces narines n'ont aucun rôle respiratoire : elles ne sont pas en communication avec la cavité buccale.
Raie réticulée d'eau douce
Cette raie, de la famille des Potamotrygonidae , appartient à la classe des Chondrichtyens , « poissons » cartilagineux dans laquelle on retrouve les requins, les raies et les chimères. L'ensemble des espèces de cette famille vit en eau douce ( Potamos en grec). Cette raie possèdent 2 aiguillons venimeux le long de la queue utilisés principalement comme moyen de défense. Ces aiguillons tombent régulièrement et sont remplacés par des nouveaux. Cet équipement classe cette espèce parmi les animaux dangereux. La reproduction est de type ovipare avec un nombre d’œufs produit de l’ordre de 4 à 12. La fécondation est interne. Les œufs se développent dans le corps de la femelle. A la naissance, les jeunes sont des répliques miniatures des adultes et sont autonomes. On peut reconnaitre leur sexe dès la naissance. Le milieu naturel fait l’objet d’une très forte pression, notamment en terme de déforestation mettant en danger les espèces endémiques. C’est pourquoi un programme de reproduction a été développé par les aquariums publics, notamment européens. La raie vermiculée est endémique du bassin de la rivière Paraná. La biologie de l'espèce est très peu étudiée. L’Aquarium entretient cette espèce avec un grand succès puisque, depuis 2007 de nombreuses reproductions ont eu lieu et ce n’est pas moins d’une trentaine de jeunes qui sont nés dans les aquariums. Elle peut atteindre une taille assez importante.
Trois questions à Patrick Simon, conseiller scientifique
Patrick Simon est socio-démographe à l'Ined (Institut national d'études démographiques) et conseiller scientifique de l'exposition. Il nous éclaire sur les discriminations systémiques à l'œuvre dans nos sociétés, et particulièrement en France.
Dipneuste américain
Le terme dipneuste signifie « double système respiratoire » sous-entendu pulmonaire et branchial. Ces animaux sont des Sarcoptérygiens, groupe monophylétique de vertébrés osseux dans lequel on retrouve également les Cœlacanthes et les tétrapodes. Le dipneuste américain ( Lepidosiren paradoxa - Lepidosirenidae) est le seul représentant du groupe en Amérique du Sud (Bassin Amazonien et des rivières du Paraná au Brésil). Il préfère les eaux stagnantes. Il est capable de survivre aux périodes de sécheresse en confectionnant un terrier dans la boue. En limitant son métabolisme, deux poumons fonctionnels lui permettent de passer cette période particulière estivation. La reproduction prend place durant la saison des pluies. Les adultes fabriquent un nid dans lequel les mâles prendront soin des larves. Celles-ci se caractérisent par la présence de branchies externes (à l’image des larves de triton ou de salamandre) qui régressent progressivement. Pour faciliter l’oxygénation du nid et des jeunes, les nageoires pelviennes se vascularisent afin de jouer un rôle de branchies « inversées », apport d’oxygène et captation du dioxyde de carbone. Il faudra environ 7 semaines pour que les juvéniles passent d’une respiration branchiale à une respiration pulmonaire obligatoire.
Poisson-couteau ocellé
La famille des Notopteridae appartient à l'ordre des Osteoglossiformes, et ne comprend que 10 espèces. Cette famille se caractérise par une nageoire anale en confluence avec la nageoire caudale. Le mouvement ondulatoire de cette nageoire permet au poisson d'avancer ou de reculer à travers les herbiers des eaux calmes dans lesquels il se cache. Dans un milieu pauvre en oxygène, le poisson-couteau ocellé utilise sa vessie natatoire fortement vascularisée à la manière d'un poumon. Sa grande taille lui vaut d'être pêché pour l'alimentation humaine.Sa chair est très prisée par les autochtones. A tel point que la population sauvage de C. chitala décline dangereusement. L'espèce est classée "presque menacée" par l'IUCN. Le développement de son élevage en captivité permettra de réduire ce déclin.