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Paris n'est pas une île déserte
Pendant toute la durée de l'exposition Albums, suivez le récit en 30 planches de la série inédite Paris n'est pas une île déserte de Zeina Abirached sur l'immigration d'une libanaise à Paris.
Les ouvriers agricoles polonais en France au XXe siècle
Les campagnes polonaises ont longtemps secrété une immense misère. Parfois les paysans ne possédaient aucun bien propre et louaient leurs bras chez les grands propriétaires terriens du voisinage. D’autres disposaient d’exploitations minuscules dont ils ne tiraient pas de quoi se nourrir. D’où l’habitude prise d’émigrer, dès le XIXe siècle vers l’Amérique ou l’Allemagne puis, au siècle suivant, vers la France.
Les immigrés dans le monde
Depuis deux siècles, l’immigration en France s’intègre dans un système plus large de circulations à l’échelle du monde. Les cartes en rendent compte de manière incomplète, faute de chiffres précis et homogènes. Elles ne peuvent, par exemple, figurer la complexité des trajectoires migratoires, faites de transits, d’arrêts, de retours. Mais elles brossent les grandes lignes de ces migrations mondialisées. Sur ces cartes, les flèches indiquent la direction des flux, leur épaisseur le nombre de migrants.
D’où viennent les immigrés ?
En un peu plus d’un siècle, les migrations vers la France ont augmenté et se sont diversifiées. Ces cartes utilisent les recensements menés par les pouvoirs publics, en métropole et dans l’ancien Empire colonial qui permettent, en général, de disposer de données précises et homogènes.
Les immigrés en France
Cette série décrit, à quatre époques différentes, l’installation et la répartition des immigrés sur le territoire métropolitain.
Quelles empreintes l’immigration laisse-t-elle dans la culture ?
Les nations, les peuples, les cultures, les croyances, les pratiques artistiques, les habitudes alimentaires voyagent, s’influencent, se mêlent au risque sinon de s’atrophier voir de disparaître. De ce point de vue, les immigrations ont contribué non seulement à irriguer les arts, les modes de vie, la culture française mais aussi et parfois à en être les principaux vecteurs. Des arts populaires, comme la chanson ou la cuisine, à la peinture et l’art moderne en passant par la littérature, l’architecture, la décoration, la haute couture, les immigrés et leurs descendants n’ont cessé de contribuer à la vitalité et au rayonnement international du "génie" culturel français.