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Les Mohamed, de Jérôme Ruillier

  • Les Mohamed, de Jérôme Ruillier, planche 275 © Collection du musée de l'histoire et des cultures de l'immigration, Ed. Sarbacane/Amnesty international, 2011

  • Les Mohamed, de Jérôme Ruillier, planche 24 © Collection du musée de l'histoire et des cultures de l'immigration, Ed. Sarbacane/Amnesty international, 2011

  • Les Mohamed, de Jérôme Ruillier, planche 44 © Collection du musée de l'histoire et des cultures de l'immigration, Ed. Sarbacane/Amnesty international, 2011

  • Les Mohamed, de Jérôme Ruillier, planche 175 © Collection du musée de l'histoire et des cultures de l'immigration, Ed. Sarbacane/Amnesty international, 2011

  • Les Mohamed, de Jérôme Ruillier, planche 176 © Collection du musée de l'histoire et des cultures de l'immigration, Ed. Sarbacane/Amnesty international, 2011

  • Les Mohamed, de Jérôme Ruillier, planche 194 © Collection du musée de l'histoire et des cultures de l'immigration, Ed. Sarbacane/Amnesty international, 2011

  • Les Mohamed, de Jérôme Ruillier, planche 196 © Collection du musée de l'histoire et des cultures de l'immigration, Ed. Sarbacane/Amnesty international, 2011

  • Les Mohamed, de Jérôme Ruillier, planche 201 © Collection du musée de l'histoire et des cultures de l'immigration, Ed. Sarbacane/Amnesty international, 2011


Collection du musée

Jérôme Ruillier est dessinateur et scénariste de bandes dessinées


La bande dessinée témoigne elle aussi des migrations. Certains auteurs s'en sont saisi pour aborder des récits leur permettant de revenir sur l'expérience migratoire et ses effets.

Les Mohamed sont une adaptation de l’ouvrage original de Yamina Benguigui, Mémoires d'immigrés, qui a recueilli, sous la forme d’un film et d’un livre, les témoignages de plusieurs générations d'immigrés installés en France, venus pour la plupart du Maroc, de Tunisie et d’Algérie.
Bouleversé par ce travail, Jérôme Ruillier a de fait des nombreux croquis en s’inspirant des images du film et a patiemment et solitairement adapté l’ouvrage en planches de bandes dessinées, puis les a présenté à Yamina Benguigui qui a adhéré à la démarche au premier coup d’œil.

En donnant corps à ces immigrés, en leur offrant des formes universelles, épurées, proches des archétypes de livres pour enfants, Ruillier permet aux lecteurs de se projeter dans les histoires, de se mettre littéralement à la place de ces travailleurs qui ont quitté leur pays pour venir travailler dans un pays qui n'accepte d'eux que leurs bras.

La planche 24 montre un adieu au pays d’origine sous la forme d’un acte symbolique : jeter à la mer, juste avant l’arrivée à Marseille, des boulettes de viandes préparées en Tunisie.
La planche 44 est celle qui a servi à la couverture et elle montre les témoins d’une table ronde et le bouleversement que ces témoignages ont suscité chez l’auteur.
Les planches 175 et 176 montrent les bidonvilles de Nanterre, devant les nouveaux immeubles HLM et près des voies de chemin de fer.
La planche 194 évoque l’automne 1961 : les manifestations pour la paix en Algérie et les corps flottant dans la Seine.
La planche 196 montre la vie d’un fils d’ouvrier dans la chambre d’hôtel qu’il partage avec son père et d’autres travailleurs.
La planche 201 montre la nostalgie du pays d’origine chez un barbier kabyle.
La planche 275 évoque la Marche pour l’égalité et contre le racisme de 1983. 

Hélène Bouillon 


En savoir plus :

La planche est présentée dans l'exposition Albums - Bande dessinée et immigration. 1913-2013 

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