Chanter les mémoires de l’enfance et de l’exil


Par
Josselyn Guillarmou Journaliste.
Rubrique
Au musée : réseau

À l’hiver 2017, une équipe d’employés municipaux de Tremblay-en-France sillonne micros en main les quartiers de la ville afin de collecter les chansons et les souvenirs d’enfance de ses habitants. En quelques mois, plus de 200 berceuses chantées en 34 langues sont enregistrées dans cette commune de la Seine-Saint-Denis où vivent plus de 36 000 habitants nés dans 93 pays différents[1]. Depuis, le projet qui croise intimité familiale et imaginaires collectifs a fait naître de nombreuses initiatives sur le territoire : formation d’un chœur d’habitants, organisation d’ateliers d’écriture et inscription des comptines du monde au « Trésor municipal de la diversité culturelle ». Fin 2019, la ville et le collectif Fabrication maison publient Mamilamira. La Voix des berceuses, un objet graphique et sonore qui fait vivre les mémoires chantées de l’enfance et de l’exil des familles tremblaysiennes.

 

[1] Insee, recensement de la population, 2016, exploitation complémentaire, tableaux à la demande communiqués par l’Insee à la commune de Tremblay-en-France et mis à disposition par la commune de Tremblay-en-France pour le présent article.

Article issu de

Migrations et création littéraire

Portfolio : l'immigration à travers la bande dessinée

N°1329 avril-juin 2020