Construction identitaire et urbaine autour du cabaret à Lomé (Togo)


Par
Cyprien Coffi Aholou Sociologue, chercheur associé au Laboratoire GECKO de l’université Paris Ouest-Nanterre La Défense, chef du projet
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Article de dossier/point sur

À Lomé, les cabarets sont de véritables institutions. Dans ces lieux de convivialité, de rencontres amicales ou amoureuses, chacun parle sa propre langue, vient prendre des nouvelles de sa région d’origine et consommer la bière de mil traditionnelle et bon marché appelée “tchoukoutou”. Originaires du nord du Togo, les Kabiyè dominent ce marché grâce à leur recette de tchouk. Leurs cabarets, qui s’adressent au départ à une clientèle ethnique, constituent à la fois les marqueurs d’un territoire au sein de l’espace urbain et des endroits privilégiés de socialisation. Quand le brassage est au coeur de la vie sociale.

Article issu de

Cuisines et dépendances

Echanges culinaires et gastronomiques

N°1283 janvier-fevrier 2010