Immigrations : les luttes s’affichent !


Par
Romain Duplan Chercheur indépendant en histoire, co-fondateur de La Boîte histoire.
Rubrique
Au musée : portfolio

À l’occasion de la refonte des galeries permanentes du Musée national de l’histoire de l’immigration, dont les travaux du comité scientifique présidé par Patrick Boucheron ont débuté en 2018, un nouveau chantier a porté sur les affiches de luttes de l’immigration. Sorties des réserves du Musée, elles ont fait l’objet d’une analyse historique.

« Son histoire [de Mai 68] est une “succession d’instabilités et de fluctuations amplifiées”. Il y a eu beaucoup d’agitations, de gesticulations, de paroles, de bêtises, d’illusions en 68, mais ce n’est pas ce qui compte. Ce qui compte, c’est que ce fut un phénomène de voyance, comme si une société voyait tout d’un coup ce qu’elle contenait d’intolérable et voyait aussi la possibilité d’autre chose. C’est un phénomène collectif sous la forme : “Du possible, sinon j’étouffe.” Le possible ne préexiste pas, il est créé par l’événement. C’est une question de vie. » Gilles Deleuze, Félix Guattari[1].

- Réveiller un fonds qui dort

- Les années 68 des immigrations

- Des années de subversion politique

- Contester les formes

 

[1] Gilles Deleuze, Félix Guattari, « Mai 68 n’a pas eu lieu. Gilles Deleuze et Félix Guattari reprennent la parole ensemble pour analyser 1984 à la lumière de 1968 », in Les Nouvelles littéraires, 3-9 mai 1984.

Article issu de

1973, l'année intense

Portfolio : les luttes s'affichent !

N°1330 juillet-septembre 2020