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Le rromani : une langue pauvre et nue ?


Par
Marcel Courthiade Professeur à l’Inalco, l’Institut national des langues et civilisations orientales, responsable des études linguistiques Rromani, commissaire à la langue et aux droits linguistiques de l’union Rromani internationale, Paris
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Article de dossier/point sur

Aujourd’hui sonne l’échec de cinquante ans de politiques sociales appliquées aux Rroms : l’erreur radicale a été de traiter un peuple européen comme “du vent le jouet, du monde le rebut” – comme l’écrivait Rajko Đurić. Avec ce malentendu destructeur qui a tout du cercle vicieux et refuse aux intéressés l’autonomie, la responsabilité et l’égalité, la langue rromani, ou plutôt sa négation, joue un rôle essentiel. En effet, cette langue n’est autre que le levier pouvant faire basculer le négatif des identités (a)sociales vers le positif de l’identité culturelle nationale, avec tous les trésors de son patrimoine – et inversement.

Article issu de

Minorités et migrations en Bulgarie

Hors dossier : l'interculturalité sur l'Île de la Réunion

N°1275 septembre-octobre 2008

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