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Supprimer les filtresLazare Ponticelli, le dernier visage de la Grande Guerre
Survivant de 1914-1918, Lazare Ponticelli, 110 ans, était devenu un symbole. Engagé dans la Légion étrangère, on avait fait de lui, avant sa mort, l’homme qui représentait de nos jours l’épreuve que des millions de jeunes Français avaient endurée pendant quatre ans. Portrait d’un modeste soldat auquel la nation toute entière rend hommage.
La dette de sang
Les tirailleurs dits sénégalais – en fait originaires de toute l’Afrique de l’Ouest – sont tombés par dizaines de milliers sur les champs de bataille européens de la Première Guerre mondiale. Beaucoup ont alors pensé que la France avait contracté envers ses “enfants d’Afrique” une “dette du sang” et que le “pays des droits de l’homme” ne pourrait plus, à l’issue du conflit, refuser la citoyenneté à ceux qui avaient combattu pour la “patrie commune”.
La participation à la défense militaire
Quels principes ont présidé à la participation des étrangers à ce qui fut longtemps nommé “le service de France” ? En quoi l’armée a-t-elle pu être un facteur d’intégration ?
Le cimetière chinois de Nolette en Picardie
Des milliers de jeunes Chinois, surtout des paysans pauvres originaires du nord de la Chine, participèrent en France à l’effort de guerre entre 1917 et 1919. Recrutés par le Chinese Labour Corps, ils travaillèrent comme des forçats, assignés dans des camps. 20 000 mourront sur le territoire français. Le cimetière chinois de Nolette, en rendant hommage à ces morts anonymes, remplit, vis-à-vis du public et de la communauté chinoise, une fonction pacificatrice et réconciliatrice.
1933-1945, le combat des immigrés pour la liberté
On ne répètera jamais assez que l’immigration ne date pas des années soixante. L’identité française est faite, depuis deux siècles et plus, de communautés de toutes origines, qui ont marqué de leur empreinte la vie politique, culturelle, sociale, artistique et même scientifique de notre pays. Depuis quelques années déjà, les historiens s’attachent à restituer cette part enfouie de notre mémoire commune. Parmi beaucoup d’autres, quatre livres, tous publiés au printemps 1989, sont là pour nous rappeler qu’entre 1933 et 1945, les étrangers ont joué un rôle de premier plan dans le combat contre le fascisme et pour la liberté de la France.
Les tirailleurs malgaches et sénégalais dans la Résistance
Plus de 5 000 tirailleurs sénégalais et malgaches, déserteurs ou évadés des camps de prisonniers après l’armistice de 1940, ont choisi de rejoindre les rangs de la Résistance. Voici le récit, en particulier dans les Vosges et le Vercors, de quelques-unes de leurs actions, trop souvent oubliées.
Des maquisards allemands dans les Cévennes
La participation des Allemands antinazis à la Résistance sur le sol de France a jusqu’ici été largement occultée : sans doute dérangeait-elle l’imagerie “résistancialiste” de l’immédiat après-guerre. Pourtant, le TA, c’est-à-dire le Travail allemand – entre autres, l’infiltration de la Wehrmacht et des services administratifs de l’occupant par des Allemands et des Allemandes antifascistes –, a lui aussi contribué à la libération de la France : des maquisards allemands ont pris part aux combats pour la liberté. C’est l’histoire d’un maquis composé essentiellement d’Allemands – une quarantaine – qu’Eveline et Yvan Brès relatent ici, depuis les camps d’internement français jusqu’à la libération de Nîmes, en août 1944.