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Revue Mondes & Migrations Article de dossier/point sur

L’immigration en Bulgarie : culture d’entreprise et questions d’intégration

Avant la chute du mur de Berlin, l’immigration en Bulgarie était essentiellement politique, concernant surtout des étudiants boursiers et quelques réfugiés politiques. Depuis, la situation a beaucoup évolué : des Russes sont restés ; des Britanniques se sont installés, ainsi que des Africains, des Chinois et des Arabes, originaires du Moyen-Orient. Si ces immigrés sont confrontés à des problèmes d’intégration, les discriminations qu’ils subissent ne sont pas différentes, cependant de celles que rencontrent les citoyens bulgares issus des minorités nationales.

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Les Indiens à La Réunion, une présence ancienne

La présence indienne à La Réunion remonte aux origines du peuplement de l’île au XVIIe siècle. Le premier esclave de l’île était d’ailleurs un Indien et 15 des 37 femmes considérées comme les grand-mères des Réunionnais étaient indiennes. Ce n’est cependant qu’au XIXe siècle qu’une arrivée massive d’Indiens “engagés du sucre” aura lieu. Après leur période d’engagement, ceux qui resteront sur l’île deviendront commerçants, artisans ou cultivateurs et pourront ensuite accéder massivement à l’éducation avec la départementalisation en 1946.

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Ces Réunionnais indiens que l’on appelle “Zarabes”

C’est à partir du milieu du XIXe siècle que des Indiens originaires de l’État du Gujarat, au nord-ouest de l’Inde, sont arrivés à La Réunion. En raison de leur pratique de l’islam, on les appelle les “zarabes”. Arrivés soit par l’île Maurice, soit par Madagascar, ils ont longtemps tenu des petits commerces et sont restés à La Réunion malgré les discriminations auxquelles ils étaient confrontés. Pleinement Français depuis la départementalisation de La Réunion en 1946, ils ne revendiquent aucune autre appartenance et sont très fortement attachés à leur île.

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Malgaches et Africains à Bourbon: la Réunion à l'époque de l'esclavage

Si l’île Bourbon est française depuis 1663, ce n’est qu’à partir de 1717 que l’on voit un intérêt économique dans cette île. La culture des épices et du café y est alors développée, ainsi que la traite. Les esclaves sont dans leur grande majorité originaires de Madagascar et de la côte Est de l’Afrique et, comme dans les Antilles, on élabore un Code noir local. Si l’on sait qu’il y a eu du marronnage, il y a très peu d’éléments sur la vie des esclaves et des Noirs de l’île, en général. À tel point que l’on a pu parler, à propos de leur parcours, d’“histoire du silence”.

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Le chantier de restauration du Lazaret de la Grande Chaloupe

Vieux de 150 ans caché dans un écrin naturel exceptionnel, délaissé par les institutions en dépit de sa protection au titre des monuments historiques, le Lazaret se mourait. Ce lieu de quarantaine, même en ruine, constitue pourtant l’un des sites les plus chargés d’histoire de l’île de La Réunion et très certainement celui qui témoigne le mieux de l’aventure de son peuplement. C’est dans les années 2000 que le Conseil général de La Réunion, propriétaire du Lazaret, s’est engagé à le sauver de la destruction et de l’oubli. L’ Année européenne du dialogue interculturel lui offre l’occasion de restituer aux Réunionnais une part irremplaçable de leur patrimoine.

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Les Sinwa de La Réunion : exister au milieu de plusieurs milieux

Les Sinwa sont, dans leur grande majorité, les enfants et les petits-enfants de Chinois arrivés dans les années vingt à quarante à La Réunion. Le contexte racialisé de la société réunionnaise fait qu’ils sont régulièrement renvoyés à leur statut de Chinois. Cette situation amène à des questionnements identitaires, qui poussent certains d’entre eux à un retour aux sources “chinoises” promue par des associations au sein de l’île. Cependant, retourner à la culture chinoise est un chemin long et éreintant, qui peut aboutir à un nouvel exil culturel.

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De la créolisation comme aventure

La Réunion est une société multiculturelle, cette évidence fut longtemps ignorée… Or la mondialisation du dialogue des cultures modifie la donne. Le métissage paraît être désormais l’horizon à atteindre. Mais comment la société réunionnaise s’articule-t-elle avec ce nouvel ordre du monde ? Que devient la créolisation quand elle se trouve prise dans une logique de mondialisation habile à cultiver toutes les régressions ? Pourtant, si on la considère dans sa genèse, la créolisation est une tension vers, un dépassement, souvent une transgression.

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Les rites de l’enfance à La Réunion : le fil d’Ariane

La naissance et l’enfance à La Réunion se caractérisent par la présence d’un certain nombre de rites conduits en milieu familial – marlé, sévé mayé… Si leur origine est en grande partie à rechercher dans l’hindouisme, leur évolution à travers le temps a donné lieu à un processus de créolisation. Longtemps cachés, ces rites sont de plus en plus souvent ouvertement revendiqués. Cette évolution traduit un rapport particulier de la population réunionnaise à la culture créole. Elle est également à l’origine d’un début de reconnaissance par certaines institutions des techniques traditionnelles du corps.