Installation
Série « Perruque architecture »
Meschac Gaba, Notre-Dame de Paris, 2006. Collection du Musée national de l’histoire de l’immigration.
Meschac Gaba
Né en 1961 à Cotonou (Bénin), formé au Bénin puis aux Pays-Bas, Meschac Gaba développe une œuvre hybride qui Formé au Bénin dans l’atelier de Gratien Zossou et à Amsterdam à la Rijksakademie, Meschac Gaba développe une œuvre protéiforme, multipliant les médiums et s’attachant à la sculpture, l’installation, la performance. Il explore les notions d’ancrage, d’altérité et de mutation.
Informations
Cheveux artificiels tressés, buste de mannequin et pièces en métal
"Notre-Dame de Paris : 62 x 22 x 34 cm
« Tour Montparnasse » : 80 x 19 x 28,5 cm
Série "Perruques"
En 2005, alors qu’il est en résidence à New York, l’artiste imagine la série Perruques, croisement des buildings de Manhattan et des coiffeurs de Harlem originaires d’Afrique de l’Ouest.
« Je cherchais des idées en me promenant dans Harlem. Il y avait beaucoup de salons de coiffure, avec des coiffures de l’Afrique de l’Ouest. Je me trouvais des repères par rapport à mes origines. »
Il prolonge celle-ci avec les Perruques architecture, en travaillant une pluralité de monuments, du profane au sacré, à travers les époques, les Perruques voitures et les Perruques MAVA (Musée de l’art de la vie active), centrées sur des personnages célèbres ayant marqué l'histoire. Témoins du caractère mouvant des identités, ces objets ne restent pas figés : ils s’activent lors de défilés-performances présentés à travers le monde.
Meschac Gaba élabore des pièces hybrides, croisant dans son geste créateur des éléments provenant du monde entier, des objets en mutation. L’artiste interroge avec subtilité les notions de déplacements et d’échanges mais aussi d’identité et d’altérité. Ses sculptures attestent précisément d’un « entre-deux ». Tout en se jouant des stéréotypes de tradition et d’authenticité liés au continent africain, il met au jour les traits et signes de la modernité de son pays.