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La reconnaissance des talents des femmes, de leur créativité et de leur leadership

Entretien avec Mercedes Erra, présidente du Conseil d'administration de l'EPPPD, Musée national de l'histoire de l'immigration, Aquarium tropical


Par
Luc Gruson Ancien directeur général de l'EPPPD
Rubrique
Article de dossier/point sur

Hommes & Migrations : Quelles sont les représentations généralement accolées aux femmes immigrées dans notre société ? Que pensez-vous de leur visibilité dans l’espace public ?

Mercedes Erra : Pendant longtemps, les femmes immigrées ont été ignorées, car c’est la figure du travailleur immigré qui dominait. “L’immigré” était perçu comme un homme célibataire, ce qui a été vrai d’une certaine façon au début des Trente Glorieuses, mais Benjamin Stora a montré, par exemple, qu’il y avait déjà une immigration familiale algérienne avant la fin de la guerre d’Algérie. Dans l’histoire qui me touche plus personnellement, celle de l’immigration de la péninsule ibérique, nous savons que beaucoup de femmes ont immigré seules, depuis l’Espagne notamment, mais aussi depuis le Portugal pour trouver un emploi en France. Je pense que, de manière générale, on sous-estime le rôle des femmes immigrées dans les mécanismes d’intégration. Au Musée national de l’histoire de l’immigration, dans l’exposition Fashion Mix, nous avons mis en scène le rôle des femmes immigrées dans la constitution d’un savoir-faire français d’exception en couture, en broderie… 

Article issu de

Femmes et migrations

N°1311 juillet-septembre 2015

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