Vous êtes ici

Le combat de Fariba Adelkhah pour la liberté universitaire


Par
Roland Marchal chercheur au CNRS (Centre d’études internationales de Sciences Po)
Rubrique
Article hors dossier

Roland Marchal travaille principalement sur les guerres civiles en Afrique et sur les rapports entre violence politique et formation de l’État. Il a été emprisonné en Iran du 5 juin 2019 au 20 mars 2020.

Discours à l’occasion de la remise du doctorat honoris causa de Fariba Adelkhah, in abstentio, par l’université de Genève, 9 octobre 2020 :
« Je dois d’abord évidemment transmettre tous les remerciements – avec beaucoup d’émotion – de Fariba et aussi rappeler que durant ses interrogatoires, la question et la définition du métier de chercheur, de ce qu’est la liberté universitaire a sans arrêt été en jeu. […]
L’important c’est de se battre pour cette liberté universitaire, de se battre pour les institutions, comme l’université de Genève, qui défendent et qui sont les réceptacles de cette liberté, et aussi se battre pour tous ceux dans tous les pays que nous étudions – parce que hélas ce n’est pas seulement en Iran que ce problème se pose mais aussi dans de très nombreux autres pays du Golfe et d’ailleurs –, c’est aussi se battre pour que les personnes qui travaillent avec nous sur le terrain puissent elles-mêmes être protégées, pouvoir exprimer leur point de vue sur les questions grandes et petites que nous posons et finalement avoir cette liberté qui est si indispensable à nos sociétés. »

Article issu de

Poser pour la liberté

Portraits de scientifiques en exil

N°Hors-série automne 2020

Haut de page