Réduire l’étrangeté

Interactions entre installés arabes et migrants asiatiques sur un marché de Beyrouth


Par
Loubna Dimachki linguiste au CSLC (Centre des Sciences du Langage et de la Communication), université libanaise, Beyrouth et Nicolas Puig anthropologue à l’IRD, unité de recherche Migrations et société (URMIS), universités Paris-Diderot et Nice Sophia-Antipolis, IRD et Cnrs
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Article de dossier/point sur

Dans le marché de Sabra à Beyrouth, les interactions entre les migrants originaires du Bangladesh et la population locale entretiennent un jeu ténu mais déterminant de catégories d’appartenance. L'étude des transactions commerciales entre des clients palestiniens, syriens ou libanais et les commerçants bangladais met en relief la labilité de la distribution des rôles d’étrangers et de locaux dans une situation de communication interculturelle. Pour autant, s’il est possible de se mettre à la place de l’autre et, pour le migrant, d’acquérir quelque reconnaissance en informant ses interlocuteurs ; ces derniers peuvent à tout instant le renvoyer à la précarité de sa condition.

Article issu de

Réfugiés et migrants au Liban

N°1319 septembre-décembre 2017