Vivre le Fouta à Mantes-la-Jolie

De la déterritorialisation à la reterritorialisation des pratiques alimentaires chez les migrants originaires de la vallée du fleuve Sénégal


Par
Mohamadou Sall Démographe, enseignant-chercheur
Rubrique
Article de dossier/point sur

Du Fouta sénégalais aux immeubles de Mantes-la-Jolie, les populations originaires du nord du Sénégal réinventent leur art culinaire. Loin de leur pays d'origine, elles ont à préserver, adapter puis transmettre leurs pratiques alimentaires et les modes de sociabilité qui les accompagnent. Autour du partage du repas, c’est un espace symbolique qu’il s’agit de faire vivre, l’espace d’une mémoire individuelle et collective tendue vers l’Afrique. Garante de la préservation de l'identité, cette mémoire des noms de produits, des goûts et des plats permet de renouveler ses racines dans un environnement culturel différent.

Article issu de

Cuisines et dépendances

Echanges culinaires et gastronomiques

N°1283 janvier-fevrier 2010