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Revue Mondes & Migrations Article de dossier/point sur

La route des Balkans des réfugiés. Août 2015-mars 2016

La route des Balkans a été au cœur de la crise touchant les réfugiés en provenance du Moyen-Orient. Entre août 2015 et mars 2016, près de 650 000 personnes l’ont empruntée, avec l’Allemagne pour principale destination. Si le passage de ce flux à travers les pays de l’ex-Yougoslavie a été favorisé par les aléas des relations politiques entre l’Union européenne et la Turquie, il s’inscrit également dans la longue histoire des migrations dans la région. Aussi est-il nécessaire d’appréhender cette route migratoire selon différentes temporalités dont l’emboîtement révèle à la fois l’actualité immédiate et le temps long.

Revue Mondes & Migrations Article de dossier/point sur

Mineurs migrants et traite des êtres humains : les oubliés de la protection de l'enfance

Par méconnaissance de leur situation tragique ou par choix politique, le sort des mineurs non accompagnés subissant la traite des êtres humains en Europe reste un point aveugle des dispositifs de protection qui leur sont destinés. Ce déficit d’engagement de la part des pouvoirs publics laisse le champ libre aux organisations criminelles qui obligent au vol, au trafic de drogue ou à la prostitution des mineurs aux origines et aux parcours migratoires très diversifiés. Une enquête menée en Europe et dans les pays de départ permet de mieux comprendre le défi que pose le développement de la traite des êtres humains pour l’accueil des mineurs en situation de migration.

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Kkrist Mirror, Manouches

Kkrist Mirror plonge le lecteur dans le quotidien d’une famille manouche, celle d’Archange dit Tenoir et de Marie, surnommée Blanche. Du patchivalo (patriarche) et de son épouse sont nés rien moins que sept enfants, vingt-cinq petits-enfants et sept arrières petits-enfants. On ne chôme pas ! Il faut dire que les marmots ici sont roi, qu’on ne plaisante pas avec la famille et que la solidarité n’est pas un vain mot. Au milieu de cette smala, évolue un gadjo , Daniel, l’instituteur itinérant, confident et ami de Tenoir qui prodigue conseils et enseignement - y compris sur l’histoire, l’internement, dans des camps bien français, et l’extermination des tsiganes.

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Quand la population fait le bidonville

Le cas des Gitans de la Campagne Fenouil à Marseille (1960-1998) Tandis que les bidonvilles français font leur grand retour sous les projecteurs depuis quelques années, ceux qui occupaient la Une des médias durant les décennies 1960-1970 peinent encore à sortir de l’ombre. Autrement dit, malgré le développement et l’accroissement des recherches liées à l’histoire de l’immigration depuis les années 1980, certaines thématiques, dont celle du mal-logement, restent marginales.

Revue Mondes & Migrations Rebonds

Kkrist Mirror, Tsiganes, une mémoire française - 1940-1946.

Histoire du camp de Montreuil-Bellay Encore une histoire de camp. La France n’en manque pas. Le livre s’ouvre, pleine page, sur une belle gueule de républicain espagnol. Manuel Sesma, réfugié, interné à Saint Cyprien puis à Gurs est envoyé à Montreuil du Bellay (Maine-et-Loire) pour y construire, avec d’autres camarades d’infortune – des Marocains, Algériens, Italiens, Portugais et Polonais –, ce qui deviendra en novembre 1941 le plus grand camp d’internement des tsiganes en France. Sa fermeture attendra janvier 45 et, pour certains internés, la liberté ne viendra qu’en 1946, après un passage par les camps de Jargeau, de Pithiviers ou d’Angoulême. Ces Français, dont le seul tort était de préférer la liberté d’un ciel étoilé à la prison d’une maison, seront les derniers à être libérés. Ces tsiganes voient arriver – et repartir – de nouveaux prisonniers, bien habillés ceux-là, les collabos, puis des Russes blancs ou des prostitués alsaciennes, objet de toutes les attentions et trafics… Mais eux, restent : «  On sortira jamais ! Comme les boches, ces gadjé veulent nous faire crever…  ».

Revue Mondes & Migrations Champs libres : entretien

Chantier de recherche : Genre et sexualité en migration

Entretien avec Éric Fassin, professeur de sociologie à l'université Paris 8-Saint-Denis-Vincennes, Caroline Ibos, maîtresse de conférences en science politique à l'université Rennes-2, et Marta Segarra, professeure de littérature, directrice adjointe du Laboratoire d’études de genre et de sexualité (LEGS-CNRS). Cet entretien présente le projet de recherche » Genre et sexualité en migration. “Laisser la parole” sans “parler à la place” », financé par l’université Paris-Lumière et qui associe le Laboratoire des études de genre et de sexualité (LEGS-CNRS), l’Institut national de l’audiovisuel et le Musée national de l’histoire de l’immigration. Ce projet est coordonné par Éric Fassin, Caroline Ibos, Hélène Nicolas, Marta Segarra et Manuela Salcedo.

Revue Mondes & Migrations Chronique initiatives

Les Assises nationales du Réseau d’acteurs du Musée national de l’histoire de l’immigration 13 octobre 2017

Le Musée national de l’histoire de l’immigration (MNHI) a fêté en 2017 ses dix ans, années durant lesquelles il a multiplié initiatives, rencontres et collaborations. Il a aussi modifié considérablement ses modes d’échanges avec le réseau de partenaires œuvrant dans le champ de l’histoire et des mémoires de l’immigration. Ce réseau s’est ouvert aux acteurs non spécialistes de nos thématiques, concernés par les enjeux migratoires contemporains en régions et au niveau international : institutions culturelles, associations, collectivités territoriales, universités, artistes…

Revue Mondes & Migrations Repérage

Mai 68 et ses suites (re)vus par les enfants d’immigrés

Un « Mai 68 des enfants d’immigrés » : la Marche pour l’égalité et contre le racisme de 1983 est parfois qualifiée comme tel, elle qui «  a représenté une prise de parole nationale généralisée et qui a permis de socialiser des milliers de jeunes politiquement  » . La formule peut paraître séduisante, pour autant elle risque d’occulter la question du regard des enfants d’immigrés sur Mai 68, comme témoins pré-adolescents ou pour certains déjà, comme acteurs. Ceux-là même qui cherchaient à comprendre le pourquoi de l’effervescence ambiante d’alors, ou qui y firent leurs premières armes, et qui deviendront à des titres divers des cadres politiques ou culturels des années 1970 et 1980, ou du moins qui auront un rôle de trait d’union intergénérationnel et intercommunautaire, y compris donc pendant la Marche.