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Dans quels secteurs économiques sont employés les travailleurs immigrés ?

Depuis la deuxième moitié du XIX e  siècle et jusqu’aux années 1970, les « travailleurs immigrés » ont généralement occupé des emplois peu qualifiés dans les secteurs économiques qui connaissaient des pénuries de main-d’œuvre et ont ainsi répondu aux besoins du pays : mine, textile, bâtiment, construction, industrie sidérurgique et métallurgique, automobile et, dans une moindre mesure dans le secteur agricole comme travailleurs saisonniers. À partir des années 1970, le déclin de ces industries a entraîné des nombreux licenciements et/ou mises en préretraite qui ont particulièrement touché les travailleurs immigrés.

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Les immigrés créent-ils des entreprises ?

Dans certains secteurs comme celui du bâtiment, de la confection et du commerce de proximité, la présence des immigrés travailleurs indépendants est déjà ancienne et visible dans l’ensemble du paysage urbain français. Mais pour les travailleurs immigrés ayant exercé majoritairement des emplois non qualifiés dans l’industrie, puis dans le tertiaire, les chances de mobilité professionnelle sont restées souvent très limitées. La création d’entreprise est alors apparue comme une sortie possible de la catégorie la moins qualifiée et la moins rémunératrice du salariat.

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Quelle est la part des femmes dans l'immigration en France ?

Comme le rappelle l’INED «  grâce aux recensements, on sait que la part des femmes n’a jamais été négligeable dans l’immigration (…) : en 1931, au moment où elles sont proportionnellement les moins nombreuses, elles représentent déjà 40% de la population immigrée. Elles étaient proches de la parité au début du XXe siècle (47% en 1911) et c’est seulement au tournant du XXIe siècle qu’elles deviennent majoritaires (51% en 2008)  ». En 2020, les femmes étrangères représentaient 52 % de l’immigration.   

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Dans quels secteurs économiques les femmes immigrées travaillent-elles ?

Dans son rapport sur les Perspectives internationales des migrations 2021 , l’OCDE montre que les femmes immigrées sont majoritaires dans plusieurs pays de l’OCDE : ainsi elles représentent 52,1% des résidents immigrés au Royaume-Uni, 52,4% au Canada, 51,3% aux USA, 53,7% en Italie, 51,3% en Australie et 51,9% en France. En revanche, en Allemagne et en Suède, elles représentent respectivement 49,4% et 49,6% de la population immigrée.

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Quelle politique l’Europe mène-t-elle en matière d’immigration et d’asile ?

L’Europe doit faire face au vieillissement démographique et aux pénuries structurelles de main-d’œuvre qui sont les deux principaux facteurs de la poursuite des politiques d’immigration dans tous les pays européens. Néanmoins, le contrôle des flux migratoires et la lutte contre l’immigration clandestine – conduits depuis 2004 par l’agence Frontex - restent prioritaires sous la pression d’une partie des opinions nationales, qui considèrent l’immigration comme une menace pour leur société et ce qu’il reste des acquis de l’État providence. Chaque pays européen a cherché à traiter, à sa manière, ces deux tensions contradictoires quand la construction de l’Union européenne les incite à harmoniser leur politique migratoire.

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Le droit de la nationalité est-il identique dans tous les pays de l'UE ?

Jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, le droit de la nationalité était régi par le droit du sol hérité du servage. C’est le Code civil français, introduit en Europe par les conquêtes napoléoniennes, qui a remplacé ce droit du sol par le droit du sang. Le Royaume-Uni et l’Irlande, qui n’ont pas été occupés par l’Empire français, sont restés sous le régime du droit du sol, ce qui explique la distinction encore essentielle entre droit du sol anglo-saxon et droit du sang de la plupart des autres pays.

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La mondialisation accélère-t-elle les migrations ?

La circulation de l’information et des biens, le développement des transports, l’internationalisation du modèle occidental de consommation, comme la recherche d’alternatives au dit modèle, tous ces effets de la mondialisation contribuent à faciliter ou susciter une intensification des flux migratoires. Pour autant, les raisons premières qui poussent à émigrer demeurent (situations socio-économiques, conflits et violences, politiques) comme celles qui constituent un besoin d’immigration (économiques ou démographique). Le nombre de migrants a rapidement augmenté : 77 millions en 1965, 111 millions en 1990, 140 millions en 1997, 175 millions en 2000 (2,8% de la population mondiale), 281 millions en 2020 ( 3.6 % de la population mondiale (ONU), soit, pour 7,7 milliards de personnes, 1 personne sur 30.