Le Maitron Afrique est un dictionnaire international en ligne consacré aux mobilisations et aux contestations africaines. Cette base biographique regroupe des personnalités publiques africaines comme des militants moins connus témoignant d’un engagement syndical, politique, littéraire ou artistique… Les notices, portant également sur des organisations et des événements, dessinent une cartographie passionnante du militantisme africain.
En février 2020, une table ronde organisée par la Chaire Diasporas africaines de Sciences Po Bordeaux et de l’université Bordeaux Montaigne, en partenariat avec la bibliothèque municipale Mériadeck, s’est intéressée aux archives des présences africaines en France. Des chercheurs ayant travaillé sur ces archives en France et dans d’autres pays européens ont échangé avec des responsables de fonds spécialisés sur ces thématiques. Il s’agissait de réfléchir à la nature de ces différentes archives disponibles en France, ainsi qu’aux défis méthodologiques liés à leur exploitation.
Entretien avec Ousmane Bocar Diagana, docteur en linguistique et président de l’Association pour la promotion du soninké En 41 ans, l’Association pour la promotion de la langue et de la culture soninké est passée de la transmission de la langue soninké aux jeunes générations à l’organisation de festivals culturels dans plusieurs capitales africaines et à un investissement dans la vie citoyenne en France et en Afrique.
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Revue Mondes & MigrationsArticle de dossier/point sur
Le Centre Primo Levi est la plus importante structure en France spécifiquement dédiée au soin des victimes de la torture et de la violence politique et qui sont réfugiées sur notre territoire. Reconnue d’intérêt général, cette association accueille chaque année plus de 350 personnes originaires de plus de 40 pays différents et leur offre une prise en charge psychologique, médicale et kinésithérapeutique, mais aussi une aide sociale et juridique. Face aux traumatismes liés à leurs expériences passées et présentes, les mineurs non accompagnés trouvent dans ce centre un espace où soigner leurs souffrances psychiques.
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Revue Mondes & MigrationsArticle de dossier/point sur
De 2014 à 2017, j’ai suivi un collectif de jeunes immigrés à Lyon qui luttaient pour leurs droits. Ce travail a donné lieu à un film documentaire: Exils adolescents Les jeunes de ce collectif (collectif RESF jeunes 69) étaient soit des mineurs non reconnus comme tels par les services de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), soit de jeunes majeurs qui devaient faire face à d’autres difficultés administratives, puisqu’ils n’étaient alors plus protégés par la convention relative à la protection de l’enfance, et se voyaient donc le plus souvent adresser une obligation de quitter le territoire français (OQTF) Pour ces adolescents, devenir majeur revenait à devenir hors-la-loi. J’ai décidé de filmer plusieurs de ces jeunes adolescents qui allaient entrer dans le monde adulte avec ces questions et ces embûches
24 oeuvres photographiques issues des collections du musée et commentées par (dans l'ordre d'apparition des oeuvres) : Alain Faure , chercheur rattaché à l’université de Paris Nanterre, Ilsen About , chargé de recherche au CNRS, Iris EHESS, Elisabeth Joly, conservatrice du patrimoine en charge de la collection « société », cheffe du département des collections du MNHI, Emilie Gandon , conservatrice du patrimoine et responsable de la collection historique du MNHI, Cyrille Hanappe , architecte et ingénieur, Air Architectures, et maître de conférences à l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville, Natacha Lillo , historienne, Université de Paris Laboratoire Identités cultures territoires (ICT), Mehdi Charef , écrivain-réalisateur, Nancy L. Green , historienne et directrice d’études à l’EHESS, Aline Angoustures , cheffe de la Mission histoire et exploitation des archives de l’Ofpra, Hédia Yelles-Chaouche , attachée de conservation au département des collections du MNHI, Marie-Christine Volovitch-Tavares , vice-présidente du Cermi (Centre d’études et de recherches sur les migrations ibériques), Christine de Mazière , écrivaine, Camille Faucourt , conservatrice du patrimoine, responsable du pôle Mobilités et métissages au Mucem, Karima Direche , directrice de recherche CNRS, MMSH-Telemme, Naïma Huber-Yahi , chercheure associée à l’Urmis/ université Côte d’Azur, directrice adjointe de l’association Villes des musiques du Monde, Angéline Escafré-Dublet , maîtresse de conférences en science politique, Université Lumière Lyon 2, Ined, Institut convergence des migrations, Borislav Sajtinac , dessinateur, Olivia Elkaim , écrivaine et journaliste spécialisée en bio-éthique au magazine La Vie , Marie Poinsot , rédactrice en chef de la revue du MNHI, Fabienne Muddu , attachée de conservation, département des collections, service des collections et expositions du MNHI, Bruno Fert , photographe.
Au prisme des collections et des archives du Centre historique minier Le Centre historique minier (CHM) ouvre au public en 1984 à l’initiative des Houillères du bassin minier du Nord et du Pas-de-Calais (HBNPC) avec pour mission de conserver et valoriser la culture minière et de raconter l’histoire de trois siècles d’activité minière dans le Nord-Pas-de-Calais. D’abord constitués à partir de documents et d’objets rassemblés par les HBNPC au fur et à mesure de la fermeture des fosses, les fonds et les collections du CHM se sont progressivement enrichis par des dons et des achats. Cet ensemble d’environ 15 000 objets et 2 400 mètres linéaires d’archives couvre toute la période de l’exploitation du charbon dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, de 1720 à 1990.
Lauréate du Prix découverte des Rencontres internationales de la photographie d’Arles en 2007, Laura Henno ne cesse de poser son regard sur ces vies invisibles, blessées, échouées. Des existences à la marge de mineurs isolés, d’adolescents fragiles ou encore de jeunes migrants clandestins. Par un jeu de mise en tension et de mise à distance du réel mais aussi à travers l’utilisation du clair-obscur et du hors-champ, Laura Henno compose des images à la lisière du documentaire et de la fiction. Entre sourde inquiétude, trouble et beauté plastique. Les maîtres de la peinture et du cinéma ne sont jamais loin dans les premières oeuvres de Laura Henno. Il y a certainement quelque chose des écoles du Nord ou encore des cinéastes italiens dans ses photographies mises en scène. Et si ses travaux récents se rapprochent de l’esthétique documentaire, ils n’oublient pas non plus leur part d’humanité. Son travail, présent dans différentes collections publiques et privées françaises, fait l’objet de nombreuses expositions personnelles et collectives, en France et à l’étranger. En 2018, elle expose sa série Outremonde (réalisée aux États-Unis) aux Rencontres de la photographie d’Arles. En 2017, l’exposition M’Tsamboro est mise à l’honneur au BBB Centre d’art de Toulouse. En 2013, c’est au Centre régional de la photographie Nord Pas-de-Calais à Douchyles-Mines et au Musée des beaux-arts de Dunkerque qu’elle montre son travail avec l’exposition Missing Stories . En 2009, elle expose au Finnish Museum of Photography à Helsinki (Finlande). Laura Henno a également participé à de nombreuses expositions collectives telles que Persona grata (Musée national de l’histoire de l’immigration et Mac Val, 2018) ; Paysage français : une aventure photographique (1984-2017) à la BNF François Mitterrand en 2017 ; Biennale de Sharjah (Beyrouth, 2017). Son film Koropa est couronné par diverses récompenses, dont le Prix Égalité diversité 2017 du Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand et le Grand Prix du court-métrage 2016 aux Entrevues de Belfort. Lauréate du Prix Sam pour l’art contemporain en 2019, Laura Henno s’apprête à finir sa trilogie comorienne sur la migration clandestine dont elle présentera un ensemble à l’occasion d’une monographie prévue au Palais de Tokyo, en 2022.